UEFA: Alexsander Ceferin propose une "taxe de luxe"

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Le Slovène Aleksander Ceferin élu président de l'UEFA
Par Francois TOUMINET|Ecrit pour TF1|2018-01-19T16:41:07.236Z, mis à jour 2018-01-19T16:41:08.627Z

Aleksander Ceferin, le président de l'UEFA, a annoncé à la presse suisse qu'il aimerait créer une "taxe de luxe", que paieraient les clubs qui dépensent plus d'argent qu'ils ne gagnent. Il remet aussi en cause le système des prêts de joueurs.

A la tête de l'institution européenne depuis un peu plus d'un an, le Slovène Aleksander Ceferin fait en premier pas vers une régulation totale du football.

Maintenir l'équilibre concurrentiel

Le président de l'UEFA, le Slovène Aleksander Ceferin, n’y va pas par quatre chemins. Il est prêt à frapper fort pour maintenir l’équité entre les clubs, en proposant des mesures totalement inédites. "Nous préparons un document stratégique très important pour le futur. Parce que, et cela va peut-être vous surprendre, l'UEFA n'avait, par le passé aucune stratégie concrète", explique M. Ceferin, dans un entretien diffusé dans La Tribune de Genève et dans 24 Heures. Pour lui, le problème le plus important du football moderne est "l'équilibre concurrentiel entre les équipes".

En vigueur dès la saison prochaine ?

Pour maintenir cet équilibre entre clubs, Aleksander Ceferin planche sur une "taxe de luxe". Son principe édicté simplement par le président de l'UEFA : "Si un club dépense plus qu'il ne doit, il va payer une taxe sur la différence. Ce n'est pas un impôt pour le gouvernement, mais pour l'UEFA. Nous devons encore décider comment nous redistribuerons cet argent." Certaines mesures qui pourraient s'appliquer dès la saison prochaine selon le patron du foot européen.

Les prêts dans le viseur

M. Ceferin veut aussi limiter le nombre de contrats et de prêts de joueurs dans chaque club. "Les clubs les plus riches peuvent acheter tout le monde, ce qui affaiblit les autres équipes. Nous allons soit décider de limiter le nombre de prêts, soit les interdire. Et puis il y a l'aberration du nombre de joueurs sous contrat. Par exemple, un club italien en a 103 ! Là aussi nous pouvons fixer des limites", ajoute-t-il.