Ukraine-France : L'Ukraine, cette tête de série sous-estimée

Voir le site Téléfoot

Default tf1 image
Par Frédéric YANG|Ecrit pour TF1|2013-11-15T15:04:00.000Z, mis à jour 2013-11-15T15:04:00.000Z

Adversaire de la France pour les barrages qualificatifs pour la Coupe du monde 2014, l'Ukraine semble a priori largement à la portée des Bleus. Pourtant, l'équipe entraînée par Mikhaïl Fomenko reste sur sept rencontres de suite sans défaite et pourrait donner du fil à retordre à la troupe de Didier Deschamps.

« On ne pouvait pas rêver mieux ». Cette phrase sortie par Raymond Domenech, l'ancien sélectionneur des Bleus, faisant référence au tirage "chanceux" de la France pour les barrages pour le Mondial 2014, a eu le don d'irriter les membres de la sélection ukrainienne. Têtes de série pour ces barrages grâce à leur place de 20e au classement Fifa, les Jovto-Blakytni (Jaune et Bleu) ne sont pourtant pas reconnus à leur juste valeur sur l'échiquier mondial malgré deux matches convaincants contre l'Angleterre et une démonstration (4-0) face au Monténégro dans le groupe H des qualifications pour la Coupe du monde.

La malédiction des barrages
Ce manque de reconnaissance peut s'expliquer par l'absence régulière de l'Ukraine lors des grandes compétitions. Mis à part le Mondial 2006 et le dernier Euro - qu'elle a co-organisé et dont elle n'a pas eu à se qualifier pour y participer - l'Ukraine a manqué toutes les grandes échéances internationales et cela malgré une génération talentueuse emmenée par Andryv Chevtchenko, Ballon d'Or 2004. Pire encore, les Jovto-Blakytni n'ont jamais triomphé lors des fameuses double confrontation décisive, échouant successivement pour les barrages du Mondial 1998, de l'Euro 2000, du Mondial 2002 et 2010. « Il n'y a pas de malédiction des barrages en Ukraine. Nous ne vivons pas dans le passé. Il faut regarder devant », a tenté de dédramatiser le sélectionneur ukrainien Mikhaïl Fomenko, comme pour se rassurer.

Une équipe 100% locale
Loin de l'époque glorieuse de Chevtchenko, Rebrov ou Voronine - dont le lobbying pour un retour en sélection pour ces barrages contre la France n'a pas fonctionné - la formation ukrainienne se base aujourd'hui essentiellement sur des joueurs du cru. Parmi eux, deux hommes dont les Français devront particulièrement se méfier. Konoplianka, surnommé le "Messi ukrainien" et dont les prouesses avec Dniepropetrovsk ont fait le tour du web, et Iarmolenko, un gaucher puissant et très à l'aise techniquement. Mis à part cette doublette redoutable, la principale force de l'Ukraine reste sa défense, très agressive et rarement mis en difficultés. « Il ne faut pas prendre cette équipe d'Ukraine à la légère et se dire que l'on est déjà au Brésil. L'Ukraine est une équipe qui est très forte défensivement et qui prend très peu de buts. En plus, elle joue très bien en contre », a prévenu Franck Ribéry en conférence de presse.

Malgré un bilan famélique face aux Bleus historiquement - aucune victoire en sept rencontres - les Ukrainiens auront une belle carte à jouer à Kiev. Et sur un malentendu, elle pourrait enfin vaincre ladite malédiction.