"Un match difficile"

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'L'éventail' de Domenech
Par DPPI|Ecrit pour TF1|2009-08-12T12:26:00.000Z, mis à jour 2009-08-12T12:26:00.000Z

S'il ne parle pas de traquenard, Raymond Domenech est cependant conscient que les Iles Féroé voudront créer l'exploit contre la France mercredi, en match de qualification pour la Coupe du monde 2010. Le sélectionneur des Bleus est persuadé que ses joueurs ne prendront pas le match à la légère.

RAYMOND DOMENECH, les Féroé, avec la pluie, le terrain, c'est un traquenard?


R.D. : Traquenard, c'est un grand mot... C'est un match difficile, compliqué. Des équipes, contre nous, ont envie de faire un exploit, à nous de jouer. Il ne fait pas spécialement beau (les Bleus se sont entraînés sous la pluie mardi, ndlr), mais je ne me suis jamais réfugié derrière les conditions de jeu.


Pensez-vous déjà à la Roumanie et la Serbie, vos adversaires de septembre?


R.D. : Non, on est tourné sur ce match là, aux Féroé, que sur ce match là, on ne parle que de celui là.


En 2007 vous aviez gagné facilement 6-0...


R.D. : Il n'y a pas de 6-0 tranquille, c'est un concours de circonstances quand on marque vite: c'est arrivé, ça simplifie les choses, sinon les adversaires s'accrochent et ça devient de plus en plus difficile.


Vous avez peur que les joueurs prennent le match à la légère?


R.D. : Je ne crois pas que les joueurs prennent ce match à la légère. En disant lundi (dans une chronique vidéo sur le site de la FFF) que tout autre résultat qu'une victoire serait une catastrophe, je voulais leur rappeler ce qu'on attend d'eux à l'extérieur. Oui, on peut gagner, si on n'oublie pas de jouer, de faire quelque chose. Il faut essayer de gommer ou effacer les parasites entendus dans les médias qui disent que c'est facile contre les Féroé.


Les Féroé peuvent permettre de marquer beaucoup de buts contrairement aux derniers matches?


R.D. : Dans ces qualifications, les Féroé n'ont jamais perdu par plus de deux buts d'écart. Il faut gagner, c'est la base, après c'est du bonus.


Comment avez-vous appris le forfait d'Henry?


R.D. : C'est une suite logique, depuis des semaines on savait qu'il avait mal mais qu'il continuait à jouer (en amical avec Barcelone), et puis on en a discuté avec lui, on s'est dit que ce n'était la pas la peine qu'il vienne faire constater sa blessure à Clairefontaine. C'est mieux qu'il se repose, on aura besoin de lui en septembre et en octobre. Il a une tendinite aux deux tendons d'Achille, c'est un vrai problème et il faut savoir s'arrêter. J'ai confiance en "Titi", l'équipe de France, c'est son rêve permanent.


Ribéry est-il apte à jouer?


R.D. : Franck est apte à jouer un bout de match. J'ai eu Van Gaal (entraîneur du Bayern Munich) au téléphone, on est d'accord sur le fait qu'il faut le rendre (Ribéry) dans les meilleurs conditions. Il peut jouer, si c'est nécessaire, 15-20 minutes, comme ça on le prépare pour le match de championnat du Bayern samedi, ça fait partie de nos accords.


Il entrera en jeu si il y a un problème, si la France n'arrive pas à marquer?


R.D. : Non, on ne le fera pas obligatoirement entrer en jeu que s'il y a un problème.


Van Gaal avait pourtant expliqué vendredi dernier que Ribéry n'entrerait pas en jeu...


R.D. : Je laisse à chacun le soin de ses propos, mais je sais ce qu'on a dit, on fera en fonction des circonstances.


Ça vous agace que des entraîneurs, comme Mourinho dans le passé, vous disent quoi faire avec leurs joueurs...


R.D. : Moi, je ne dis pas aux entraîneurs quoi faire. Ce n'est pas mon problème, je convoque des joueurs qui ont envie de venir. Je ne m'implique jamais dans la vie des clubs.