Un quart, quatre clefs

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Un quart, quatre clefs
Par Maxime DUPUIS (à Erasmia)|Ecrit pour TF1|2010-07-03T14:15:02.000Z, mis à jour 2010-07-03T14:15:02.000Z

Allemagne-Argentine (16h00) se jouera sur des détails, de l'avis des principaux intéressés. Voici les clefs d'un match pas comme les autres, où la possession du ballon et le rayonnement de Messi d'un côté, Schweinsteiger de l'autre, auront un rôle déterminant.

. LE BALLON, BIEN PRECIEUX


Dans un match de football, celui qui tient le ballon n'est pas toujours celui qui sort du pré les bras levés et le sourire aux lèvres. N'allez cependant pas dire ça aux Argentins. L'équipe de Diego Maradona, culturellement, a besoin d'avoir le cuir, de le toucher et de construire avant de piquer au vif son malheureux adversaire. En conférence de presse, mercredi, le jeune Javier Pastore a reconnu que son équipe n'était jamais aussi heureuse et performante que lorsqu'elle possédait le ballon pour attaquer à sa guise : "Nous avons nos chances face à l'Allemagne. Mais nous devons jouer notre jeu. A savoir, avoir la possession du ballon. Contre la Grèce, c'est ce qu'on a réussi à faire. Face au Mexique également, à un degré moindre cependant."


. MESSI - SCHWEINSTEIGER, DUEL A DISTANCE


Footballistiquement et physiquement, ils n'ont pas grand chose à voir. Mais Lionel Messi et Bastian Schweinsteiger ont sans doute l'avenir de leur équipe respective entre les pieds. L'Argentin et l'Allemand sont des joueurs plus qu'influents et les couper du reste de l'équipe n'est pas une mince affaire. Pourtant, le vainqueur de cet Allemagne-Argentine sera sans doute celui qui aura étouffé le meneur de jeu de l'autre équipe. Sami Khedira en est convaincu : "Messi est un joueur difficile à surveiller. C'est le meilleur joueur du monde. Comme toujours, il faudra s'en charger de manière collective." Quant aux Argentins, s'ils ont encore besoin d'être convaincus, ils n'ont qu'à se pencher sur les statistiques suivantes : dans les grandes compétitions internationales, "Schweini" a joué 18 matches pour 13 victoires, 2 nuls et 3 défaites. Durant cette période, lorsqu'il n'était pas sur le terrain, l'Allemagne n'a gagné que 2 fois en 7 rencontres.


. PATIENCE, PATIENCE...


Avoir le ballon est une chose, savoir quoi en faire en est une autre. En général, les Argentins n'ont pas ce problème. On l'a vu depuis le début de la Coupe du monde. Cependant, l'Allemagne est d'un autre calibre que le Nigéria, la Corée du Sud, la Grèce ou encore le Mexique. Surtout, Diego Maradona et ses joueurs vont avoir à faire face à des joueurs ultra-rapides qui giclent et jouent le contre à merveille. Les Anglais ont payé pour le savoir au tour précédent. Trop impatients alors qu'ils n'étaient menés que 2-1 et qu'il restait beaucoup de temps à jouer, ils se sont jetés à l'abordage. On connait la suite. "Il faudra que l'on prenne notre temps lors des phases offensives", a d'ailleurs confié Javier Pastore, conscient du danger. "Ils sont costauds et très rapides", a ajouté le joueur de Palerme. Un Argentin averti en vaut-il deux ?


. L'ALLEMAGNE "UBER" CONFIANTE


Bastian Schweinsteiger a fait le show mercredi. Tel un boxeur lors d'une conférence de presse d'avant-match, il s'est littéralement payé l'Argentine en accusant ses joueurs de tous les maux. Pour remonter la bande à Maradona, on ne pouvait pas mieux faire. Mais cela, "Schweini" s'en contrefiche. Sa confiance immodérée l'emporte sur la prudence. De son côté, Joachim Löw parle de la sélection argentine en des termes plus policés mais sait aussi où il va : "On a trouvé des faiblesses dans cette équipe, elle est vulnérable." Miroslav Klose, lui, ne s'occupe pas de son adversaire. Mais juste de la Nationalmannschaft qui, selon lui, est sûre d'elle par essence. "C'est une qualité que l'on a. Tous les jours à l'entraînement, il faut croire en soi pour avancer. Ça aide vraiment." Attention à ne pas en faire trop. Le match, c'est samedi. L'Argentine, qui fait profil bas, l'a bien compris.