"Un soutien total"

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'Un soutien total'
Par AFP|Ecrit pour TF1|2009-11-05T22:02:10.000Z, mis à jour 2009-11-05T22:02:10.000Z

Raymond Domenech a insisté sur le besoin d'avoir le soutien des supporters derrière l'équipe de France pour le barrage face à l'Eire, décisif pour la qualification à la Coupe du monde 2010. Le sélectionneur français est revenu sur sa liste, notamment sur la première convocation d'Aly Cissokho.

RAYMOND DOMENECH, des matches couperets comme ceux-là, vous en avez déjà connu...


R.D. : Je ne parle pas de routine. L'objectif et l'importance de l'enjeu doivent remplacer tout le reste. Chacun doit avoir une seule préoccupation: se qualifier. Deux matches pareils à faire, c'est important pour toute une génération. On aura besoin d'un soutien total... On aura au moins un nouveau maillot qui nous soutient sur les côtés (rires, il présente le nouveau maillot des Bleus, ndlr). La réactivité des supporteurs français nous a fait plaisir. C'est la France entière qui est derrière son équipe. On a besoin de joueurs costauds qui savent où ils mettent les pieds.




Vous dites-vous "ça peut être ma dernière liste" en cas d'élimination?


R.D. : Ah non, jamais je n'ai fonctionné comme ça. Je travaille au présent. Je me dis "ça peut être la dernière", mais on travaille pour se qualifier. C'est tout ce qui compte.




Vieira, une fois de plus, n'est pas dans la liste...


R.D. : Ca n'a pas été facile. Ce n'est jamais facile. Je suis heureux qu'il revienne (sur le terrain à l'Inter Milan). Il a refait un match l'autre jour. On a pesé le pour et le contre. Je souhaite qu'il joue régulièrement, qu'il apporte son métier et son expérience pour la Coupe du monde.




Est-ce son temps de jeu ou son niveau de jeu qui justifie son absence de la liste?


R.D. : C'est un ensemble d'éléments que nous avons discuté (dans le staff) ce (jeudi) matin qui fait que... Et voilà....




Pourquoi Cissokho plutôt que Trémoulinas?


R.D. : L'ordre alphabétique (rires). En fait, ils jouent à peu près au même niveau. L'un a joué un peu plus de matches au plus haut niveau. Il est là pour pallier l'absence de Gaël Clichy (blessé et forfait, habituelle doublure de Patrice Evra chez les Bleus, ndlr), qui aurait du être présent.




Avez-vous tranché pour la hiérarchie des gardiens?


R.D. : Bruno (Martini, entraîneur des gardiens en Bleu) t'as fait quelque chose? (sourires). On va attendre encore un peu, un ou deux matches, voir ce qui se passe.




Etes-vous inquiet pour Henry qui revient de blessure?


R.D. : Titi (Henry), je l'ai vu l'autre jour. Il est entré dans le match. Il est en bon état et je connais sa passion pour l'équipe de France. Je sais qu'il sera prêt et puis on a encore un peu de temps pour le préparer. Je ne suis pas inquiet.




Tardelli est sélectionneur adjoint de l'Eire et vous avez eu de belles polémiques tous les deux. Allez-vous lui serrer la main?


R.D. : Je serre la main de tout le monde. Je ne suis fâché avec personne. Le match, c'est onze joueurs contre onze sur le terrain. Je ne suis pas fâché du tout.




La présence de Trapattoni, sélectionneur de l'Eire, est-elle l'occasion de prendre une revanche sur l'Italie après la finale du Mondial-2006?


R.D. : Pas du tout. J'étais à Milan mardi (pour AC Milan-Real Madrid en Ligue des champions, ndlr), à côté de Lippi (sélectionneur de l'Italie et adversaire de l'Eire en poules de qualifications pour le Mondial-2010, ndlr), en tribunes et derrière moi, il y avait Trapattoni et ça s'est bien passé. J'ai demandé des renseignements sur l'Eire à Lippi, mais il n'a pas osé trop m'en donner car il y avait Trapattoni derrière nous (sourires). Avec Trapattoni, on s'est donné rendez-vous dans deux semaines, comme deux entraîneurs contents de faire ce genre de matches.