Une Coupe du Monde à 48 pays, comment ça marche ?

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Trophée de la Coupe du Monde
Par Maxime CLAUDEL|Ecrit pour TF1|2016-11-20T16:09:05.837Z, mis à jour 2016-11-20T16:09:50.664Z

Gianni Infantino, président de la FIFA, en a dit plus sur le projet visant à donner naissance à une Coupe du Monde à 48 pays. Il sera peut-être appliqué pour l'édition 2026.

Dans les colonnes d’El Mundo Deportivo, Gianni Infantino, président de la FIFA, s’est exprimé sur le projet d’une Coupe du Monde à 48 équipes, qui pourrait être appliqué pour l’édition 2026.

Un système de play-off

En réalité, il ne s’agirait pas vraiment d’une vraie Coupe du Monde à 48, mais toujours à 32, sauf qu’il y aurait effectivement 48 pays ayant leur chance dans la compétition. Gianni Infantino explique, « En fait, il n’y aurait pas exactement 48 finalistes, mais 48 participants. Je m’explique. Il y aurait d’abord 16 sélections qualifiées, les meilleures, issues d’une phase ultra-compétitive. Il y aurait ensuite des sortes de play-off entre 32 équipes, à seize contre seize, avec un affrontement direct, un match unique, pour désigner les seize équipes qui rejoindront les seize déjà qualifiées. En tout, il y aurait donc 32 pays, soit le même nombre que le format actuel. »

Des matches à mort

Autrement dit, la FIFA souhaiterait offrir l’opportunité de disputer la Coupe du Monde à plus de nations. Mais sa place, il faudra la mériter, « Même s’il n’y aurait toujours que 32 équipes dans la phase finale, il y aurait plus d’équipes participantes et nous verrions des matches à mort. Si vous gagnez, vous disputez la compétition, si vous perdez, vous rentrez à la maison, sachant que, pour beaucoup, participer à un Mondial est la chose la plus importante. » Plus concrètement, les habituels barrages ayant lieu en novembre seraient directement intégrés à la compétition, avec des rencontres couperets prenant place quelques jours avant les phases finales.

« C’est l’esprit de la coupe »

Dans des propos relayés par Ouest-France, il appuie sur la proposition, « C’est l’esprit de la coupe, ce qui rend le football si particulier.Au final, c’est la garantie d’un niveau sportif encore plus dense et plus relevé. C’est également plus d’adrénaline pour les joueurs, plus de spectacle et plus de frissons pour les spectateurs et les téléspectateurs. Et, comme vous impliquez seize pays supplémentaires, c’est aussi la chance d’être plus nombreux autour d’une passion commune. Partager, s’ouvrir davantage, vibrer ensemble… ce n’est pas complètement anodin dans le monde tel qu’il est aujourd’hui. » L’autre solution étudiée accoucherait d’une Coupe du Monde à 40 équipes. Les deux projets seront discutés en janvier prochain.