Une équipe toute neuve

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Une équipe toute neuve
Par Glenn CEILLIER|Ecrit pour TF1|2010-05-27T12:08:07.000Z, mis à jour 2010-05-27T12:08:07.000Z

En battant un Costa Rica inégal (2-1), l'équipe de France a semblé sur de bons rails, pour son premier match de préparation à la Coupe du monde. Le 4-3-3 de Domenech s'annonce prometteur comme la fraîcheur de Valbuena, auteur du but de la victoire pour son baptême. Le mollet de Gallas a tenu.

Les Bleus sont entrés dans le vif du sujet. Les matches au niveau de la mer sont toujours compliqués à gérer après une semaine de stage en altitude. Le temps de digérer les efforts fournis, les jambes sont souvent lourdes. Mercredi, les Français s'en sont dans l'ensemble bien tirés. Bien en place, parfois séduisants dans le 4-3-3 très attendu mis en place par Raymond Domenech, ils ont retrouvé de l'envie et su revenir au score pour s'imposer 2-1 face au Costa Rica. Un début de préparation encourageant pour la confiance d'un groupe qui en a cruellement besoin. Les performances d'un Franck Ribéry bien en jambes sur son côté gauche ou d'un Yoann Gourcuff, qui a beaucoup tenté, ont globalement rassuré, comme l'entrée décisive de Mathieu Valbuena, auteur du but de la victoire pour sa première cape.


Tout n'a pas été parfait bien sûr. Longtemps brouillons et stériles, les Tricolores n'ont pas su concrétiser leur domination pendant de longues minutes. Ils se sont même fait surprendre sur la première frappe des Ticos après une hésitation coupable d'Eric Abidal et une intervention ratée de Mandanda (11e). Surtout, c’était seulement le Costa Rica, formation méritante mais modeste qui n'est pas qualifiée pour le Mondial. Parmi les enseignements intéressants à tirer, il y a la solidité le mollet de William Gallas a tenu. Depuis quelques semaines maintenant, c'était le principal point d'interrogation chez les Bleus. Loin d'être impérial aux côtés d'Eric Abidal, le défenseur central des Gunners a joué les 45 premières minutes et il n'a pas ressenti de douleur. S'il veut positiver, le sélectionneur des Bleus retiendra aussi l'état d'esprit entrevu sur la pelouse de Bollaert. Après un parcours de qualification laborieux, un amical désastreux contre l'Espagne (0-2), les Bleus ont montré de l'envie. Le stage à Tignes a peut-être porté ses fruits. Autre instruction : Franck Ribéry a du jus. A force de tenter, il a été récompensé de ses efforts sur l'égalisation, en voyant son centre détourné dans le but de Navas par un défenseur (22e).


Dans un milieu réorganisé, Gourcuff n'a pas semblé perdu à ce poste de milieu droit devant Toulalan, précieux dans la récupération. Le Breton a même montré un volume intéressant et s'est offert quelques frappes. Les entrants ont apporté de la fraîcheur après le repos. Squillaci, qui a remplacé Gallas à la pause, a raté une occasion en or (73e). Diaby et bien sûr de Valbuena, qui s'est offert la belle histoire de la soirée grâce à sa frappe victorieuse (83e), ont aussi le droit à une mention spéciale. Pour en savoir beaucoup plus, il faudra attendre. Les deux surprises du onze de départ -titularisation de Anelka aux dépens de Henry et Mandanda dans le but - ne veulent pas forcément dire grand chose à quinze jours du Mondial. Collectivement, le jeu a penché aussi inlassablement sur le côté gauche. Et en défense, les Bleus ont souvent manqué d'agressivité. Ils auraient même pu se faire punir sur corner à la 34e. Mais, dans une défense tricolore bien statique, Ruiz n'a trouvé que la barre de Mandanda. Réglages à affiner face Tunisie le 30 mai.