"Une grande joie"

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'La pression va revenir'
Par DPPI|Ecrit pour TF1|2009-11-06T09:24:06.000Z, mis à jour 2009-11-06T09:24:06.000Z

Gaël Clichy forfait, Aly Cissokho a été convoqué pour la première fois en équipe de France pour les barrages contre l'Eire. Sur son nuage, l'arrière gauche lyonnais essaie de ne pas s'enflammer, ce qui ne l'empêche pas de savourer cette convocation.

ALY CISSOKHO, comment réagissez-vous à votre première convocation en équipe de France?


A.C. : C'est encore un fois allé très vite. C'est une grande satisfaction personnelle, une grande joie. Cette convocation prouve mon travail a porté ses fruits, tout comme mon choix il y a un peu plus d'un an de m'exiler au Portugal. Je dois maintenant garder les pieds sur terre, ne pas m'enflammer, rester le même sur le terrain comme dans la vie. C'est ce qui me permettra d'y retourner.


Quelle a été la réaction de vos partenaires lyonnais?


A.C. : Tous les joueurs et tous les membres du staff m'ont félicité, ils sont tous contents pour moi. C'est aussi grâce à eux que j'ai pu montrer mes qualités sur le terrain.


Rêviez-vous de l'équipe de France?


A.C. : Tout joueur français rêve de porter un jour le maillot des Bleus. Il y a un an, je n'y pensais pas du tout. On a commencé à m'en parler lors de mon arrivée à Porto mais je ne prenais pas cela au sérieux. En signant à Lyon, on me l'a encore répété, d'autant plus depuis l'annonce du forfait de Gaël Clichy. C'est aujourd'hui une réalité, je suis très satisfait.


Vous arrivez en Bleu à un moment décisif dans la course à la qualification pour la Coupe du Monde…


A.C. : C'est particulier, ces barrages face à l'Irlande détermineront notre présence ou non au mondial. Ce seront des matchs difficiles, tendus, avec de la pression. Je vais devoir me montrer à la hauteur pour satisfaire les désirs de l'entraîneur. L'équipe de France se doit de participer à la Coupe du Monde, elle compte dans ses rangs des joueurs de classe mondiale, je pense que la qualité de notre équipe va permettre de faire la différence.


Quelle sera votre réaction lorsque vous allez vous retrouver avec Thierry Henry?


A.C. : Ce sera bizarre, on a une dizaine d'années d'écart. Quand j'étais petit et que je jouais au foot dehors à Blois, je le regardais et il était déjà en équipe de France.


Comment qualifiez-vous votre trajectoire?


A.C. : C'est allé vite, c'est surprenant. Je vis de beaux moments, j'en profite tous les jours. Encore une fois, je dois garder les pieds sur terre et rester le même. Je suis aussi conscient de tout le travail que j'ai accompli dans l'ombre pour arriver jusque là.


Vous devez désormais commencer à vous imaginer participer à la Coupe du Monde l'été prochain en Afrique du Sud…


A.C. : J'y pense forcément un peu maintenant. Goûter à l'équipe de France va me donner encore plus l'envie d'aller à la Coupe du Monde. À 22 ans, je réalise que j'ai peut-être la chance de participer à un mondial, c'est quelque chose d'exceptionnel.