"Une vraie bataille"

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Domenech : 'Confirmer'
Par Eurosport|Ecrit pour TF1|2009-10-19T17:11:00.000Z, mis à jour 2009-10-19T17:11:00.000Z

Raymond Domenech s'attend à une "vraie bataille" contre l'Eire en barrages du Mondial 2010. Pour le sélectionneur des Bleus, une "première victoire" serait une forte mobilisation des supporteurs français pour ne pas se retrouver avec "30.000" supporteurs irlandais au Stade de France au retour.

RAYMOND DOMENECH, quelle a été votre première réaction en entendant Eire?


R.D. : La même que si ça avait été l'Ukraine, la Bosnie ou la Slovénie: rien de spécial. L'adversaire n'est pas important, l'important c'est la qualification pour la Coupe du monde.


L'Ukraine, c'était un voyage plus long, un climat plus dur, c'est bien de l'éviter...


R.D. : Je n'ai pas l'habitude de me lamenter sur ce qui est ou sur ce qui devrait être. Il y a deux matches à jouer et il faudra être performant sur les deux.


Recevoir au retour est un avantage ?


R.D. : On ne sait pas. On verra à la fin. De toute façon, si c'est pour jouer dans le stade chez nous avec 30.000 Irlandais comme en 2004... Il faut une vraie mobilisation. Il faut que les Français se précipitent sur les billets pour que les Irlandais ne les achètent pas tous. Ce serait une première victoire.


Pendant la qualification pour l'Euro-2008, les supporteurs écossais avaient également rempli le Parc des Princes...


R.D. : Oui, les Britanniques sont très forts pour ça, ils réagissent vite, là je suis sûr qu'ils vont sur internet pour essayer d'avoir des billets. Ce match sera une vraie bataille, il faut soutenir l'équipe de France. Il ne faut pas que les Irlandais aient plus de places que ce qui doit leur être alloué, soit 20.000 places. Avec en face 60.000 Français au Stade de France.


Les joueurs de l'Eire évoluent dans le championnat anglais, où jouent également beaucoup d'internationaux français...


R.D. : Ca ne change pas grand-chose. La plupart des joueurs évoluent dans les grands championnats et se connaissent. C'était déjà un peu le cas avec les Serbes.


Les Italiens étaient les adversaires de la France en qualification de l'Euro-2008, puis ils étaient dans la poule à l'Euro et cette fois il y a le sélectionneur italien de l'Eire Giovanni Trapattoni...


R.D. : Ca veut dire qu'il y a des entraîneurs italiens de qualité. C'est bien pour eux. Mais ce n'est pas lui qui joue. Il y aura des Irlandais sur le terrain, avec l'état d'esprit qu'on leur connaît.


Ce "fighting-spirit" irlandais, est-ce une motivation de plus pour les Bleus ?


R.D. : Non, cela aurait été la même chose contre la Bosnie ou l'Ukraine. Là, on joue une qualification à la Coupe du monde. Si les joueurs ne sont pas prêts à ça, il faut qu'ils changent de métier. La motivation, elle est là, les joueurs vont en parler entre eux, dans leurs clubs.


Cinq titulaires français sont sous le coup d'une suspension pour le barrage retour en cas d'avertissement à l'aller...


R.D. : C'est le règlement qui veut ça. C'est injuste. Nous n'avons pas rencontré les mêmes équipes et sommes menacés de sanction contre une autre équipe. Mais c'est le règlement, c'est comme ça.


Où en est Franck Ribéry ?


R.D. : Ca avance, il se soigne, on a encore un mois pour voir. Et puis Franck n'a pas besoin de mille matches pour être opérationnel.