"United Passions" : L’autre flop de la FIFA

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Par Stéphane Renaux|Ecrit pour TF1|2015-06-21T13:17:31.569Z, mis à jour 2015-06-21T13:24:19.897Z

Sorti il y a deux semaines aux États-Unis, le film "United Passions", retraçant l’histoire de la FIFA a été vilipendé par la critique. Tout comme l’est actuellement l’institution du football mondial.

Gros casting 

Il est évident que sortir un long-métrage sur la FIFA, elle-même brutalement ébranlée par les multiples scandales de corruption n’était pas le bon moment. Présenté l’an dernier au Festival de Cannes, "United Passions", réalisé par le Français Frédéric Auburtin, retrace l’histoire de l’instance internationale. Mené par Gérard Depardieu dans le rôle du fondateur de la Coupe du monde Jules Rimet, Sam Neill dans le rôle de l’ancien président Joao Havelange et Tim Roth dans le personnage de Sepp Blatter, le film a été financé à hauteur de 80% par la FIFA sur les 24 millions de budget. 

Faibles recettes 

Cependant, lors de la première projection dans une salle de Los Angeles, seules deux personnes y ont assisté. Pis, les dix salles où il était possible de visionner le film n’ont rapporté que 607 dollars (534 euros) durant la première semaine. Ce qui signifie qu’environ cinquante spectateurs se sont déplacés pour le découvrir. Autant dire personne ! 

Critiques acerbes 

Pour Frédéric Auburtin, le résultat est tout simplement "un gâchis et apparemment je suis quelqu'un qui fait de la propagande et qui réalise des films pour des gens corrompus", a-t-il reconnu dans les colonnes du Hollywood Reporter. Les critiques abordent dans le sens du réalisateur, en apportant un regard encore plus cruel. "C’est l’un des films les plus irregardables de l’histoire récente" écrit le très sérieux The New York Times. Pour le site Vice Sports, "les dialogues sont stupides, la structure du film est mauvaise, les acteurs sont pires, l’histoire est révisionniste". Enfin, le quotidien USA Today pense que "les personnes qui ont décidé d’aller voir ce film vont devoir vivre avec cette décision. Et c’est une punition suffisante". Rien que ça !