Van Gaal, le mal-aimé

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Van Gaal, le mal-aimé
Par Reuters|Ecrit pour TF1|2009-10-21T12:01:37.000Z, mis à jour 2009-10-21T12:01:37.000Z

Louis Van Gaal n'est pas épargné par les critiques depuis qu'il est sur le banc du Bayern Munich, qui se déplace à Bordeaux mercredi (20h45) en Ligue des Champions. Ses choix tactiques et sa communication font débat, mais pas son palmarès.

Pas facile d'être l'entraineur du Bayern Munich. Jürgen Klinsmann peut en témoigner, lui qui a vécu un véritable calvaire durant ses dix mois passés sur le banc du club bavarois la saison passée. Ce n'était pas le premier coach à vivre une expérience délicate au sein du club le plus médiatisé d'Allemagne. Ni le dernier d'ailleurs. Arrivé cet été en Bavière, Louis Van Gaal est en effet déjà dans l'oeil du cyclone. Si le Bayern occupe la tête du groupe A de la Ligue des Champions avant son déplacement à Bordeaux lors de la troisième journée, il réalise en revanche l'un de ses plus mauvais débuts de championnat depuis quinze ans. Il n'en fallait pas plus pour que la foudre s'abatte sur le technicien néerlandais, ou plutôt pour que certains joueurs (Luca Toni, Franck Ribéry ou encore Anatoliy Timoshchuk) et les supporters ne lui tombent dessus.


Que lui reproche-t-on ? Pas grand chose de nouveau en fait, compte tenu du fait que Louis Van Gaal n'a pas toujours fait l'unanimité, notamment du temps où il était entraineur du FC Barcelone. Ses choix tactiques faisaient déjà débat en Catalogne, c'est encore le cas en Allemagne. Le technicien néerlandais est toujours à la recherche de la bonne formule pour composer son onze idéal, ce qui n'est pas illogique puisqu'il ne vit que ses premiers mois au club. Didier Deschamps est d'ailleurs un peu dans le même cas à Marseille. Et à l'instar de DD sur la Canebière, avoir le temps est un luxe qui n'est pas permis à Van Gaal en Bavière où les supporters grondent dès lors que leur club n'est pas en tête du championnat. "Si l’on me donne le temps nécessaire, j’aurais la possibilité de faire quelque chose de grand", rétorque le Batave. "J’ai montré ce dont j’étais capable dans les autres clubs où je suis passé, je crois que le public et les médias doivent conserver leur confiance en Louis Van Gaal. C’est en avril ou en mai que la distribution des prix a lieu, pas en octobre", ajoute-t-il.


Du Van Gaal dans le texte, et c'est aussi ce qui lui est souvent reproché. Son côté intellectuel du football, son air froid et distant, parfois hautain, et sa défiance vis à vis des médias lui confèrent entre autres un côté antipathique. C'était déjà le cas à Barcelone. Malgré les deux titres de champion d'Espagne acquis en 1998 et en 1999. Ses sorties médiatiques controversées, sa volonté systématique de défendre son recrutement pro-néerlandais de l'époque avaient fini par lui mettre l'opinion publique à dos. A Munich, les tensions survenues avec Franck Ribéry, l'idole de l'Allianz-Arena, lors de la pré-saison ont largement entamé son crédit auprès des supporters, au même titre que son idée d'écarter Luca Toni. Pour sa défense, Van Gaal fait parler son palmarès. Un titre de champion d'Europe (1995), une Coupe de l'UEFA (1992) et six titres nationaux (1994, 1995, 1996 avec l'Ajax, 1998 et 1999 avec le FC Barcelone et 2009 avec l'AZ Alkmaar). Un argument de poids en effet.