Vers des quotas en Ligue 1 ?

Voir le site Téléfoot

error
Par Florent Barraco|Ecrit pour TF1|2016-09-05T11:59:36.108Z, mis à jour 2016-09-05T12:12:01.632Z

« Le Parisien-Aujourd'hui en France » révèle un projet secret de la LFP : mettre en place des quotas de joueurs formés en France pour relancer l'attractivité de la Ligue 1.

La période d’archi-domination du Paris Saint-Germain sur la Ligue 1 va-t-elle se terminer ? Après trois journées, le club de la capitale, qui a connu un mercato agité avec les rumeurs de départ de Matuidi, n’est que cinquième, devancé par Guingamp, Monaco, Nice et Lyon. Si ce classement est anecdotique, un projet de la Ligue pourrait bien tout bouleverser.


Un projet inspiré de la Serie A

Selon <em>Le Parisien-Aujourd’hui en France</em>, Didier Quillot, directeur général exécutif de la Ligue de football professionnel (LFP) songerait à instaurer des quotas. Le projet est à son début de réflexion. La Ligue 1 pourrait faire comme la Serie A. En Italie, les effectifs sont ainsi limités à 25 joueurs avec une obligation d’avoir huit joueurs formés en Italie et quatre au sein même du club.

Une mesure vraiment révolutionnaire ?

Cette mesure changerait-elle vraiment la donne ? Pas forcément. Prenons le cas du PSG version 2016-2017 et appliquons la règle envisagée : le club serait dans les clous ! Dans l’effectif, au moins huit joueurs sont formés en France, comme le note le quotidien, et quatre au PSG : Aurier, Kurzawa, Ben Arfa, Matuidi, Krychowiak (formation française), Rabiot, Augustin, Areola ou Kimpembe (formation parisienne). Lyon et Monaco, autre poids certes moins lourds que le PSG, respecteraient également cette règle.

Des quotas sur la feuille de match

La contrainte pourrait être plus importante. On peut par exemple imaginer que les quotas soient soumis à la liste des 18 joueurs que donne l’entraîneur à chaque rencontre. La mission serait plus compliquée pour le PSG qui aligne quelquefois une équipe avec un seul joueur français titulaire (c’est moins le cas en ce début de saison). « À l'arrivée, le but est d'obliger les gros clubs à investir en France, à ce que l'argent circule en Ligue 1 comme dans les années 2000 », expliquent nos confrères. Des quotas similaires sont instaurés en Ligue des Champions, mais sont moins contraignants qu'il y a quelques années. 

Cette piste ira-t-elle au bout ? Des discussions auront lieu durant la saison entre les différents acteurs. En attendant, sans les quotas, il faut baisser les yeux pour voir le PSG dans le classement de la Ligue 1.