Victoire de la France

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Feroé France
Par Olivier D'ARIES|Ecrit pour TF1|2009-08-12T17:50:00.000Z, mis à jour 2009-08-12T17:50:00.000Z

Sans génie, la France a cependant assuré l'essentiel en s'imposant aux Iles Féroé (0-1) mercredi, lors des éliminatoires de la Coupe du Monde 2010. Grâce à un but de Gignac, son premier en sélection, les Bleus, deuxièmes du groupe 7, reviennent à cinq points de la Serbie avec un match en retard.

Pour ce qui est du beau jeu, on repassera. Mais la France avait une priorité en se déplaçant aux Iles Féroé: s'imposer, impérativement, pour conserver une chance de revenir sur la Serbie, le leader du groupe 7. Face à la lanterne rouge, les Bleus ont logiquement dominé la rencontre de bout en bout. Ils ont constamment buté sur une défense ultra-renforcée. Mais leur persévérance a été récompensée avec un but d'André-Pierre Gignac peu avant la pause. Le buteur toulousain, qui a signé au passage sa première réalisation en sélection, a offert une victoire par la plus petite des marges aux Tricolores. Face aux Iles Féroé, on était en droit d'espérer mieux. Mais on a appris à se contenter de peu avec la sélection de Raymond Domenech.

Celle-ci avait définitivement un visage inédit, avant même le coup d'envoi. Avec le forfait de Thierry Henry, elle ne comprenait aucun des Bleus sacrés champions du monde en 1998, une première. Seul Nicolas Anelka, champion d'Europe en 2000, avait déjà soulevé un trophée sous le maillot tricolore. L'attaquant de Chelsea était d'ailleurs titulaire sur le côté droit dans un 4-5-1 assez surprenant, compte tenu du contexte et d'un adversaire résolument décidé à défendre. Au final, la tactique s'est révélée payante. Les Bleus n'ont jamais été inquiétés par leur adversaire, sinon sur coups de pied arrêtés, un domaine dans lequel les hommes de Domenech ont déjà affiché leurs limites depuis plusieurs mois. Ils n'en ont pas eu à subir les conséquences face au Féroé. Grâce à un pressing très haut, orchestré par Jérémy Toulalan et Lassana Diarra, ils ont littéralement étouffé les Scandinaves en coupant régulièrement les relances. En clair, les Français ont eu le monopole du ballon tout le match. Un bon point. Ce qu'ils en ont fait laissait en revanche à désirer.

Peur jusqu'au bout


Les Tricolores ont en effet toujours le même souci pour faire parvenir rapidement le ballon en attaque. Face à un adversaire aussi regroupé, ils ont ainsi longtemps donné l'impression de buter sur un mur, manquant de spontanéité dans le dernier geste, et se créant finalement assez peu d'occasions franches. Il y a bien eu une tête de Yoann Gourcuff hors-cadre (6e), une jolie combinaison conclue par une frappe de Gignac (20e) et un ciseau spectaculaire mais contré de Florent Malouda (38e). A force de dominer, les Français ont fini par trouver l'ouverture à l'usure grâce à Gignac. Servi par Malouda dans la surface, le buteur toulousain a pris le dessus sur son vis-à-vis d'un contrôle orienté avant d'armer une frappe victorieuse du pied droit (0-1, 42e). Les Bleus ont ainsi fait le plus dur avant la pause. Après, ils ont été incapables de faire fructifier cette avance. Par manque de réussite, à l'image d'une tête du capitaine William Gallas sur le poteau (53e) ou par maladresse, comme sur ce coup de boule d'Anelka juste à côté (77e).

Les Bleus sans Ribéry?
Reste que les Français n'ont inscrit qu'un seul but aux Iles Féroé, la 163e nation au classement de la FIFA. Si la victoire était essentielle, la prestation demeure donc frustrante, sinon décevante. Même l'entrée de Franck Ribéry en fin de match et le passage au 4-4-2, plus convaincant dans le jeu, n'a pas eu les effets escomptés. Au contraire, les Tricolores se sont faits peur jusqu'au bout avec une tête de Borg hors du cadre juste avant le temps additionnel. Trembler, tel semble être le leitmotiv de cette équipe de France sur le chemin qui mène à l'Afrique du Sud. Ce sera plus que jamais le cas le 5 septembre au Stade de France, face à la Roumanie, et surtout sur le terrain du leader serbe quatre jours plus tard. Deux rencontres qui détermineront le destin des Bleus de Domenech. Et qui nécessiteront une autre copie que celle rendue à Torshavn.

LA DECLA: André-Pierre Gignac (Attaquant de la France)


"J'ai pris l'annonce de ma titularisation sereinement. Je ne me pose pas beaucoup de questions. Sur le but, je savais que j'allais frapper au premier poteau parce que l'on avait vu que le gardien était en difficulté sur les balles à terre. Dommage que l'on n'ait pas pu aggraver le score. Mais c'est super, c'est mon premier but en bleu avec une victoire qui nous rapproche de la Coupe du monde. On a fait un match conquérant."