Victoires historiques, défaites, buts en pagaille... Les chiffres fous de Wenger à Arsenal

Voir le site Téléfoot

Arsene Wenger
Par Nicolas BAMBA|Ecrit pour TF1|2018-04-20T15:56:59.473Z, mis à jour 2018-04-20T16:09:04.123Z

En 22 ans aux commandes d'Arsenal, Arsène Wenger a connu beaucoup de succès, mais aussi de grosses claques. Retrouvez ses plus belles victoires, ses statistiques hors du commun et ses revers les plus cinglants.

Dans quelques semaines, l'histoire entre Arsenal et Arsène Wenger, débutée en 1996, prendra fin. Le coach l'a annoncé : après 22 ans au poste, il va se retirer du club londonien. Il est donc grand temps de dresser un bilan de toutes ces saisons passées chez les Gunners.

Davantage de victoires que Tottenham, mais moins que Ferguson


Au 20 avril 2018, jour de l'annonce du départ programmé de l'entraîneur à la fin de la saison, Arsène Wenger compte 1228 matches dirigés sur le banc d'Arsenal, dont 823 en Premier League. Avec les cinq journées de championnat restantes à disputer pour les Gunners, les demi-finales de la Ligue Europa et l'hypothétique finale, ce chiffre va monter à 1235 ou 1236. En attendant, sur ses 823 matches joués en Premier League, Arsène Wenger compte 473 victoires, 199 matches nuls et 151 défaites. Soit un taux de victoires supérieur à 57%.

Les supporters d'Arsenal, rivaux de ceux de Tottenham, apprécieront sans doute cette information donnée par l'organisme Opta : Arsène Wenger, arrivé à Arsenal en  octobre 1996, compte plus de victoires que Tottenham dans l'histoire de la Premier League. En effet, depuis 1992 (année de création du championnat anglais sous la forme Premier League), les Spurs n'ont gagné que 420 matches.

En revanche, Arsène Wenger fait moins bien que Sir Alex Ferguson. Si le Français a disputé plus de matches de Premier League, il en a gagné moins que l'illustre entraîneur de Manchester United. Avec les Red Devils, l'Ecossais a remporté 528 rencontres.

De grosses victoires...et de grosses défaites


L'Arsenal d'Arsène Wenger a connu de grandes victoires mais aussi de lourdes défaites. Sur Twitter, le compte @playmaker_PT a fouillé et a retrouvé les trois adversaires face auxquels les Gunners ont été impitoyable. Il s'agit d'Everton (2005), Middlesbrough (2006) et du Slavia Prague (2007), tous battus sur le score sans appel de 7-0.

A l'inverse, les plus lourdes défaites d'Arsenal ont eu lieu lors de chocs au sommet du football anglais. La première remonte à 2011 : Manchester United écrasa les hommes de Wenger (8-2). De quoi rajouter de l'eau au moulin de Patrice Evra qui, deux ans plus tôt, avait déclaré après une autre victoire de MU que les Gunners étaient "comme des enfants". L'autre plus lourde défaite d'Arsène Wenger remonte au 22 mars 2014 : à Stamford Bridge, Chelsea lamina Arsenal (6-0). Détail cruel : il s'agissait du 1000e match tout rond de Wenger avec les Gunners.

Des "Invincibles" de 2004 à la cruelle défaite de 2006 en Ligue des champions


En 22 ans, l'Alsacien a remporté 17 trophées, tous au niveau national. Sous sa direction, Arsenal fut sacré champion d'Angleterre à trois reprises (1998, 2002 et 2004). Les Gunners réalisèrent même deux fois le doublé avec la Coupe d'Angleterre, en 1998 et 2002. Le titre de 2004 fut le plus beau: Arsenal resta invaincu durant toute la saison (38 matches), une performance toujours unique en Premier League. La série des "Invincibles" d'Arsenal s'étendit sur deux saisons et monta jusqu'à 49 matches.

Au niveau européen, par contre, Wenger n'a jamais connu le succès après lequel il a tant couru. En 2000, une première occasion se présenta avec la Coupe de l'UEFA (ancienne version de la Ligue Europa). Mais en finale, à Copenhague, les Anglais s'inclinèrent contre Galatasaray aux tirs au but (0-0, 4 tab à 1). En 2006, les Gunners, portés par un immense Thierry Henry, se hissèrent jusqu'en finale de la Ligue des champions. Mais après avoir ouvert le score - par Sol Campbell à la 37e - malgré l'expulsion rapide de Jens Lehmann au bout de 18 minutes, les joueurs de Wenger finirent par céder devant le Barça de Samuel Eto'o et Juliano Belletti (2-1) au Stade de France.