Vieira : "Une bouffée d'oxygène"

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Patrick Vieira capitaine de l'équipe de France de foot
Par Olivier D'ARIES|Ecrit pour TF1|2009-06-02T13:37:00.000Z, mis à jour 2009-06-02T13:37:00.000Z

Patrick Vieira se sent apte physiquement et brûle de retrouver le terrain


Patrick Vieira capitaine de l'équipe de France de foot

Le capitaine des Bleus retrouve ce soir sa sélection et force est de constater qu'il savoure. Après plusieurs mois d'absence dus à des blessures à répétition, Patrick Vieira se sent apte physiquement et brûle de retrouver le terrain. Quant à son avenir en club, rien n'est encore entériné.



PATRICK VIEIRA, dans quel état d"esprit abordez-vous votre retour en sélection ?
P.V. : C'est une grosse satisfaction de retrouver le maillot bleu et de retrouver mon brassard. Cette année aura été très difficile pour moi mais aujourd'hui je vais mieux. J'aurais aimé avoir un peu plus de temps de jeu en fin de saison avec l'Inter mais c'est une vraie bouffée d'oxygène de revenir en sélection.


Est-ce que vous appréhendiez ce retour ?
P.V. : Je n'ai plus grand-chose à prouver en équipe de France, je suis simplement content de revenir. J'attendais ce moment depuis longtemps. Ce qui est important pour moi, c'est de retrouver du plaisir et des automatismes avec certains joueurs. J'essaie de savourer.


Comment vous sentez-vous physiquement ?
P.V. : Mes problèmes physiques sont loin même si je n'ai pas beaucoup joué avec l'Inter. Les entraînements se passent bien, lorsque j'ai joué, je n'ai pas ressenti de douleur. Mes soucis sont derrière moi. Ca fait vraiment longtemps que je n'ai pas enchaîné deux matchs en trois jours mais il n'est pas dit que je dispute les deux rencontres. Mon objectif sur ces deux matchs amicaux est de disputer au moins 90 minutes.


Comment avez-vous vécu cette année à distance avec l'équipe de France ?
P.V. : J'ai toujours eu des contacts avec l'équipe. Les débuts de ces qualifications pour le Mondial ont été délicats. Mais elle a montré du caractère et de l'envie par la suite. La qualité du groupe et des joueurs n'a jamais été remise en cause. On a connu des moments difficiles mais le groupe a bien su passer outre.


N'est-ce pas trop dur psychologiquement de vivre ces matchs à distance du groupe ?
P.V. : Bien sûr, ça a été délicat. J'essaie de faire la part des choses. Je voulais retrouver le jeu. J'ai douté mais aujourd'hui je suis serein.


Avez-vous eu peur de ne jamais revenir?
P.V. : Je n'ai jamais eu peur. J'ai toujours cru en moi, le coach aussi. Ma non-sélection était due aux blessures mais si je suis bien, il n'y a aucun doute sur ma sélection.


De quoi sera fait votre avenir en club ?
P.V. : Je dois discuter avec les dirigeants de l'Inter cette semaine. Mon envie est de rester. Je suis persuadé que je peux m'imposer dans cette équipe. Je sais que j'en ai les moyens. Il faut que le club partage mon envie. Si ce n'est le cas, je partirais en Ligue 1 ou ailleurs. Ce qui est important, à un an de la Coupe du monde, c'est d'avoir du temps de jeu et un entraîneur qui me fait confiance.


Pourriez-vous rebondir en Ligue 1 l'année prochaine ?
P.V. : Tout est possible. Je préfère jouer dans un club en France qui joue le titre que d'aller jouer dans un club de milieu de tableau dans un autre championnat.


Sentiez-vous que Jose Mourinho vous faisait confiance ces derniers temps?
P.V : Je ne pense pas sinon il m'aurait fait jouer plus souvent. Mais cela a été peut-être difficile pour lui parce qu'il avait besoin de faire jouer les meilleurs et que je n'étais pas à mon meilleur niveau.


Vous aviez émis l'idée d'arrêter l'équipe de France en cas de rechute physique. Qu'est-ce que cela voulait dire?
P.V. : Que si je me blessais à chaque fois, cela voulait dire que je n'avais plus la capacité de jouer au plus haut niveau. Et qu'une décision devait être prise: soit jouer dans un club de milieu de tableau avec un match par semaine et continuer à jouer avec l'équipe de France ou jouer dans un grand club avec les matches qui s'enchaînent et arrêter l'équipe de France. Mais là, je me sens physiquement et mentalement capable de jouer dans un grand club et en équipe de France. Grand club, je ne sais pas où mais l'équipe de France oui. Arrêter l'équipe de France aurait été la plus grosse erreur de ma carrière.

Lien vers l'article d'Eurosport "Vieira, une bouffée d'oxygène"Logo eurosport