Reportages : Chronique de la police de Montreal

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Chronique de la police de Montréal Reportages du 23 avril 2011
Par raphaeletf1|Ecrit pour TF1|2011-04-14T10:23:09.000Z, mis à jour 2011-04-14T11:35:43.000Z

Reportages : Chronique de la police de Montreal

Diffusion : 23 avril 2011 à 13h15


A Montréal, au Canada, plus de 7 000 personnes dont 4 600 policiers travaillent pour le Service de la Police de la Ville. Nous avons suivi Olivier et Raphaël, " relationnistes " (à la fois policiers et attachés de presse), le Sergent Carl de la Sureté du Québec et leurs équipes. En 10 ans, le travail de tous ces policiers, patrouilleurs ou relationnistes, a permis, avec l'aide des citoyens, de faire chuter la criminalité de 20%. Avec 46 meurtres en moyenne par an, Montréal est l'une des villes les plus sûres d'Amérique du nord.


L'événement du jour, une importante descente de police dans le milieu de la drogue, a été baptisé " Eraser ", gomme en anglais. Six mois d'enquête par les hommes du commandant Cayer pour un coup de filet bouclé en une heure. Olivier Lapointe, relationniste depuis 8 ans, dirige les relations avec la presse et donne quelques tuyaux au Commandant Cayer pour son premier direct.




Montréal, 2 millions d'habitants et plus de 4 500 policiers. Vols, drogue, prostitution au coeur de la cité mobilisent les policiers du poste de quartier 21, dont le Sergent Marc-André Morin, 30 ans et 10 dans la police. Aujourd'hui, il est à la tête d'une brigade de 5 hommes pour patrouiller dans les quartiers chauds de la ville. " Je viens d'une famille de policiers. J'ai toujours voulu être policier et aider les gens ".


Montréal est construite sur une île. Matin et soir des milliers de Canadiens empruntent des centaines de kilomètres de ponts et d'autoroutes pour entrer et sortir de la ville. La Sûreté du Québec surveille le trafic. Le Sergent Carl est chef d'unité dans cette police provinciale depuis 20 ans : " Nous, c'est le réseau autoroutier, le va-et-vient des véhicules, assurer la fluidité du réseau à Montréal. Au Québec, on sent que la population est derrière nous. Le citoyen est fier de sa police ". Ce matin, Karl et son coéquipier foncent sur l'autoroute à la recherche d'une femme assise au bord du bitume. " C'est de l'assistance au public. Ca fait bientôt 20 ans que je porte l'uniforme et je le porterai probablement jusqu'à ma retraite. Je veux avoir la même motivation qu'à mon premier jour de travail. C'est indiscutable ".



Des gens formidables... 20 ans après


Il y a 20 ans, nous avions fait la connaissance de Patrick Petitjean, parrain d'Eric un jeune psychotique et de la famille Dellery qui accueillait chez elle les enfants de La Chaîne de l'Espoir, comme Chancelle, une petite congolaise qui a vécu chez eux en 1991. Aujourd'hui, Patrick continue à veiller sur Eric. 20 ans après, ces gens formidables ont toujours un coeur gros comme ça !

A fond sur la neige, tirés par des chiens de traineaux, Eric et Patrick. Patrick Petitjean veille sur Eric et cela fait plus de 20 ans que ça dure. Il y a 20 ans justement, nous avions découvert leur belle histoire. Toutes les 3 semaines, Eric quittait son centre spécialisé pour retrouver Patrick, un parrain bénévole. Eric était un enfant psychotique abandonné par ses parents. Il a huit ans, lorsque Patrick entre dans sa vie : " J'aurais voulu être éducateur spécialisé mais on m'a dit qu'en raison de ma taille -je mesure 1,34 m- je ne représentais pas la virilité masculine. Et puis, j'ai connu Eric à la maison d'enfants qui accueille des enfants psychotiques et autistes ". A l'époque du reportage, Eric avait 24 ans et Patrick s'en occupait comme d'un enfant. " Il est moins dépendant maintenant mais c'est sûr qu'Eric a encore des comportements d'enfant. " 20 ans plus tard, rien n'a changé : Patrick veille toujours sur Eric avec vigilance et affection. Aujourd'hui Patrick a 59 ans et Eric 44. Des liens du coeur qui durent depuis 37 ans déjà. " Je n'ai pas été père. C'est ma façon de me sentir utile peut-être, de me sentir quelqu'un. Ce que j'ai fait, je ne pourrai pas le recommencer à l'âge que j'ai aujourd'hui. Je n'ai plus la force physique et mentale. "


Il y a 20 ans, nous avions aussi fait la connaissance de Bernard et Mauricette Dellery, d'autres gens formidables. Bénévoles de l'association La Chaîne de l'Espoir, ils accueillaient Chancelle, une petite fille congolaise venue subir une opération à coeur ouvert. En famille, ils recevaient l'équipe de reportage de 1991 : " 10 ans de notre vie, 28 enfants recueillis à la maison. Aujourd'hui, Chancelle doit être une femme, en espérant que Dieu lui ait prêté vie ".
Chancelle a aujourd'hui 24 ans. Elle vit à Brazzaville et sourit en découvrant les images d'elle petite, dans les bras de Mauricette et Annie Dellery. " Je n'imaginais pas que j'allais grandir et qu'un jour je deviendrais une femme. Maintenant je vais pouvoir devenir une vieille dame. Dieu m'a donné la vie mais c'est le blanc qui m'a sauvée ". Le blanc qui a sauvé la vie de Chancelle et l'a confiée aux Dellery, c'est le Professeur Alain Deloche. Depuis 20 ans, il vient à Brazzaville pour La Chaîne de l'Espoir, l'association qu'il a créée. A 71 ans, il continue de parcourir le monde pour sauver les enfants cardiaques. Il n'a pas compté les petits coeurs d'enfants sauvés. " On est proche de 40 000, soit une petite ville ".


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Raphaële

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