Reportages : les habitués du prétoire !

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Les habitués du prétoire
Par veroniquetf1|Ecrit pour TF1|2011-04-26T15:37:52.000Z, mis à jour 2011-04-26T15:39:05.000Z

Reportages : les habitués du prétoire !

Retrouvez samedi 14 mai, l'émission reportages :



Les habitués du prétoire :


Petites ou grandes affaires les passionnent. Ils passent tout leur temps libre sur les bancs des tribunaux, côté public... Assises, chambres, correctionnel, salle des pas perdus sont leurs " théâtres ". Défense, partie civile, avocats, procureurs, présidents, victimes ou accusés interprètent à chaque procès, pour ces habitués du prétoire, une nouvelle histoire humaine.


" Qu'avons-nous ici ? Un assassinat et un vol. Il y a moins d'affaires genre crime passionnel. C'est très intéressant mais, malheureusement, il y en a de moins en moins. Malheureusement et heureusement quelque part. Moi, je conseille toujours aux gens un bon meurtre ou un bon assassinat ". On se croirait presque à la billetterie d'un théâtre ou d'un cinéma. Plusieurs fois par mois, c'est le même rituel. Des habitués se renseignent sur les prochaines séances ; sauf que ces séances se déroulent au Palais de Justice de Paris ! " J'attache beaucoup d'importance, premièrement, au Président et au Procureur, ensuite, au jeu des avocats, à ceux qui ont de la voix et qui savent tenir en haleine des salles d'audience ". Comme Roger, Monique et les autres, ils sont des centaines à travers toute la France, à passer une bonne partie de leur temps libre dans les salles des pas perdus des tribunaux.

A Paris, le " doyen " se prénomme Jacky. En baskets et survêtement, il arpente les couloirs du tribunal à l'affût d'une " belle " affaire. Jacky a mis les pieds ici pour la première fois un jour pluvieux de juillet 1959. Il observe, discute, s'imprègne des petites et grandes histoires du Palais. Il connaît tout le monde et tout le monde le connaît, avocats compris. " On le voit à toutes les audiences. Il a un avis, la plupart du temps, assez humain et vrai sur les dossiers et la justice. Je pense qu'il a une connaissance bien supérieure à certains confrères ultra spécialisés mais qui ne connaissent pas la totalité du panel du droit ".

Depuis qu'elle est à la retraite, Michèle assouvit sa passion en se rendant régulièrement à la Cour d'Assises de Caen où elle retrouve d'autres habitués. Aujourd'hui, bien installés au premier rang, le petit groupe suit l'affaire d'un homme accusé d'avoir poignardé à 11 reprises une prostituée. A la suspension de séance, ils font leurs commentaires devant la machine à café. " On refait le procès. On essaye de comprendre pourquoi il a fait ça. Moi, je viens surtout pour les plaidoiries. J'admire le débat que peut faire le Président ". Petit pique-nique dans un coin de la salle des pas perdus.

Puis, l'audience reprend avec les contre interrogatoires, la présentation de l'arme du crime, etc. A la fin de la première journée d'audience : " Ce matin, je l'aurais condamné entre 3 et 5 ans et, tantôt, je pense qu'il aura un peu plus ". Le débat est ouvert. " Je pense qu'il aura une partie en sursis. 3 plein et 2 sursis. Attendons demain soir.

La finale sera édifiante. Vous allez voir ! rendez-vous dans reportages.



Journal d'un médecin de campagne, 20 ans après !



Médecin de campagne. Il y a 20 ans, nous avions accompagné le docteur Claude Fleury, 32 ans, sur les routes de Lozère, dans ses visites à domicile. Par tous les temps, il allait d'une ferme à l'autre, sans se presser, toujours à l'écoute, patient et rassurant. 20 ans plus tard, qu'est devenu le bon docteur Fleury dans une belle région où le désert est aussi bien rural que médical ?


Le médecin de campagne. Voilà le vrai docteur. Celui qui rassure, qui ne compte ni son temps ni les kilomètres parcourus d'une ferme à une autre. Il y a 20 ans, nous étions partis à la recherche de l'un de ces médecins aux fins fonds de la Lozère. Entre le Massif Central et les plaines du Languedoc, nous avions rencontré Claude Fleury, jeune généraliste de 32 ans, amoureux fou de ce désert. " Par le fait de vivre au contact avec la nature, il y a une authenticité que l'on ne retrouve pas en ville. Et c'est vrai que les relations sont plus simples ". Dans ce monde harmonieux, le bon docteur Fleury prenait des nouvelles de ses patients régulièrement, de hameau en hameau. Une auscultation, un pansement, un petit café... " Le temps en médecine, il faut le prendre. Pas 40 patients par jour ", disait-il en 1991. A ce moment là, il venait de s'installer. " Jusqu'à la fin de mon exercice, je serai médecin de campagne. Il est hors de question que je me rapatrie en ville ".

20 ans plus tard, nous sommes retournés à Aumont-Aubrac, en Lozère, département qui serait justement sur le point de devenir " un désert médical ". La même porte, la même plaque et le même sourire jovial, le docteur Fleury est toujours " en poste " depuis 22 ans maintenant. Les lieux n'ont pas changé, lui non plus. Prévenant, rassurant, gentil, drôle, ou grave. La seule nouveauté, c'est la machine pour la carte vitale. " Pour rien au monde je ne changerais. Je me suis un peu installé au hasard à Aumont, et aujourd'hui je me dis que le hasard fait bien les choses ". Et lorsqu'il s'échappe de son cabinet pour ses patients des champs, au volant, il s'enflamme " regarde comme c'est beau, on a l'impression d'être paumés dans une région sauvage ! "

Le docteur Fleury va partout, été comme hiver, dans des hameaux désertés par le facteur et l'épicier que lui, médecin de campagne, ne peut ignorer



Véronique

L'équipe de TF1 & Vous