REPORTAGES : UN GRAND MARIAGE A PETIT PRIX

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Reportages du 2 avril 2011 - Mariage à petit prix
Par raphaeletf1|Ecrit pour TF1|2011-03-16T14:38:41.000Z, mis à jour 2011-03-16T15:42:36.000Z

REPORTAGES : UN GRAND MARIAGE A PETIT PRIX


DIFFUSION : SAMEDI 2 AVRIL 2011 A 13H15



Le mariage, sans doute le plus beau jour de la vie d'un couple... Mais comment faire pour réussir un beau mariage à petit prix ? Avec pour thème le cinéma en noir et blanc, Camille et Romain ont fait appel à famille et amis pour s'offrir un mariage hollywoodien. Du traiteur à la limousine, de la robe de mariée à la déco, Aurore et Alexandre ont fait sponsoriser leur union.







Près de Lyon, Camille et Romain, déjà parents d'Hugo, 10 mois, ont fait le pari de réussir leur mariage sans se ruiner. Chantal, la mère de la mariée, passionnée de brocante, a des idées : " Un mariage, c'est très cher et ça ne dure qu'une journée. Comme ils font leur mariage sur le thème du cinéma, on va chiner. On va essayer de trouver des objets insolites à bas prix ". Un projecteur pour 50 centimes, une caméra super 8 négociée à 3 euros, une malle pour 5 euros et une bise de la mariée, des posters, des affiches... Côté salon, Françoise et Chantal se lancent dans la couture. Côté cuisine, Michel termine l'urne de mariage : une caméra qu'il fabrique depuis trois semaines avec des matériaux de récupération. Des parents impliqués et doués de leurs mains. Camille et Romain sont aux anges : " Parfois, avec rien, on peut faire des trucs magnifiques ! On est partis d'une petite idée qui a pris des grandes proportions. C'est génial ! On a hâte avec Camille. "





A Strasbourg, Aurore et Alexandre préparent eux-aussi leur mariage. Ils ont choisi un concept importé des USA : le sponsoring. Du traiteur à la robe de mariée, tout est négocié en échange de publicité. Aurore a rendez-vous avec Christophe, le styliste qui a créé sa robe. Elle a acheté le tissu -de la dentelle de Calais- et il lui a offert la confection : " Si ça peut me rapporter d'autres clients, je serais heureux. ". Pour son photographe, " quand on a un objectif, une envie, on peut embarquer tout le monde dans une aventure ". Aurore passe des heures au téléphone pour convaincre ses fournisseurs : " Quand on leur dit mariage, ça va et puis d'un seul coup quand on dit mariage sponsorisé... ". Le mariage est dans deux mois et elle n'a pas encore tous ses sponsors : " On fait environ 50% d'économies sur tout l'ensemble. Là, on va faire un mariage qu'on n'aurait pas pu se payer. ". Grâce au sponsoring, la facture est tombée de 14 000 à 7 000 euros.


JE SUIS EN PENSION... 17 ANS APRES



Antoine, Sonia, Quentin, Cédric, Dorothée... En 1994 quand nous avons fait leur connaissance ils étaient internes parfois par choix, souvent malgré eux. Ils nous avaient raconté leur vie de pensionnaires. 17 ans plus tard, ils ont accepté ce rendez-vous avec leur enfance, leur adolescence. 17 ans plus tard, à leur façon, ils se disent que malgré le manque des parents et le " petit bisou du soir ", la pension, choisie ou imposée, les a aidés à grandir et à devenir ce qu'ils sont aujourd'hui.



En 1994, Antoine avait 10 ans et était interne à l'Institution Passy Buzenval à Rueil Malmaison. " Quand on me disait pension, pour moi c'était une punition. J'étais pas d'accord au début... ". Aujourd'hui, le petit Antoine a 28 ans et est devenu avocat. Maître Antoine Gravereau se revoit pensionnaire : " C'est un choc. Ca me replonge dans cet univers que j'ai côtoyé pendant 8 ans. Pour moi la pension, c'était le bagne. Les premières années on en veut un peu aux parents... Je pense qu'ils voulaient que je sorte des jupons de ma mère ". 17 ans plus tard, en redécouvrant ce qu'il disait, ses parents se demandent : " Est-ce qu'on a été des bons parents ? "
Voisin de dortoir d'Antoine, Quentin, 11 ans. A 28 ans aujourd'hui, il a roulé sa bosse et travaille dans la restauration. " A 11 ou 12 ans, être tout seul c'est pas facile. Il faut s'adapter. Ca m'a cadré mais ça ne m'a pas maté. "


A Saint Vincent de Rennes, nous avions rencontré Cédric, élève de terminale et passionné d'aviation. Aujourd'hui, il est pilote de ligne, marié et père de trois enfants. " Je ne savais pas trop où je mettais les pieds mais j'ai choisi d'aller en pension. Mes parents me menaçaient : " Si tu ne travailles pas à l'école, on te mettra en pension. ". Jusqu'au jour où je leur ai dit : " OK, moi j'ai envie d'y aller en pension ! " " Je suis convaincu que si je n'étais pas passé par l'internat, je ne serais pas là où je suis aujourd'hui. Pour devenir pilote, ce n'est pas facile quand on n'est pas un premier de la classe. Ce que m'a appris l'internat, c'est qu'il faut vraiment le vouloir et que, quand on veut, on peut déplacer des montagnes. "


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