REPORTAGES : UNE MEMOIRE EN MORCEAUX

Voir le site TF1 & Vous

Reportages - Logo
Par manuduperray|Ecrit pour TF1|2011-02-02T12:01:17.000Z, mis à jour 2011-02-02T12:03:02.000Z

REPORTAGES : UNE MEMOIRE EN MORCEAUX

Samedi 12 février 2011 à 13h15 :


UNE MEMOIRE EN MORCEAUX :


En France, chaque année, il y a 250.000 victimes de traumatismes crâniens. 8.500 ne retrouveront jamais la mémoire. Philippe a perdu la mémoire après une chute à ski. Cinq semaines de coma et à son réveil, le trou noir. Pendant des mois, il doit reprendre sa vie à zéro, travailler autant son corps que sa mémoire. Victime d'un accident de voiture, Mélanie, 22 ans, elle aussi apprend tout doucement à redevenir la jeune fille qu'elle était avant.

Philippe, 50 ans est ingénieur. Cela fait trois mois qu'il est à l'hôpital de Garches dans la banlieue parisienne. Traumatisé crânien à la suite d'un accident de ski, il est resté cinq semaines dans le coma. Une partie de sa mémoire s'est envolée. Avec Elodie Chausson, l'orthophoniste, il essaye d'en retrouver des bribes. " Des questions habituelles : votre nom, votre prénom ? Votre date de naissance ? On est en quelle année ? " Des questions en apparence simples mais qui plongent Philippe dans le désespoir...

Il y a 6 ans, la vie de Mélanie, 22 ans, bascule. Traumatisée crânienne, après plusieurs mois de rééducation, elle se rend trois fois par semaine dans un appartement thérapeutique à Bordeaux. Yannick est l'un des éducateurs qui l'aide à retrouver pas par pas son indépendance. "Mélanie a des difficultés pour s'orienter, mémoriser. On va travailler sur ses repères à elle et non pas des repères conventionnels." Dans la rue, à bord du tramway, le stress est permanent. Droite, gauche, tous les détails comptent...

Après 9 mois d'absence, Philippe rentre chez lui. Il doit se "réinventer" et sa femme Caroline et leurs enfants se réapproprier le nouveau Philippe. Son humour, l'amour d'une famille unie vont faire partie de la rééducation



GRAINES DE STARS... 20 ANS APRES :



A 19 ans, Agnès Letestu, brillant sujet à l'Opéra de Paris, rêvait de danser sur les scènes du monde entier. Djamel Lifa voulait boxer comme Mohammed Ali. A 18 ans, José Luis Villafuerte était un torero prometteur. L'opéra a gardé son étoile. Le champion a raccroché les gants. Le matador a échangé son habit de lumière contre une blouse de vétérinaire.

Depuis 20 ans, les mêmes gestes, les mêmes précautions... Aujourd'hui, Agnès Letestu répète le Lac des Cygnes. En 1992, elle répétait dans la même salle. Pour la première fois, elle se revoit à cette époque. "J'aimerais faire une carrière internationale, danser sur toutes les scènes du monde... tout en restant à l'Opéra ".

En 1992, Djamel Lifa était l'un des grands espoirs de la boxe pour les JO de Barcelone, catégorie poids plume. Djamel ne remportera pas de médaille olympique. A 31 ans, il raccroche les gants. "Il n'y avait plus l'envie, ça ne sert à rien de persister." Aujourd'hui, il entraîne les autres et, loin des combats et des médailles, il profite de la vie.

En Andalousie, une autre graine de star a trouvé sa voie. José Luis Villafuerte combattait les taureaux dans les arènes. Aujourd'hui, il a troqué son habit de lumière contre une blouse de vétérinaire. " Aujourd'hui, je suis heureux dans mon travail même si j'aurais aimé être un torero célèbre et avoir mon élevage. "