REPORTAGES : VIENS CHEZ MOI, J'FAIS DU SHOPPING

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Viens chez moi, j'fais du shopping Reportages 16 avril 2011
Par raphaeletf1|Ecrit pour TF1|2011-03-31T11:23:03.000Z, mis à jour 2011-03-31T11:24:02.000Z

REPORTAGES : VIENS CHEZ MOI, J'FAIS DU SHOPPING

DIFFUSION : SAMEDI 16 AVRIL 2011 A 13H15


Chaque année, près de 300 000 vendeurs s'invitent chez les particuliers. Claire, la reine des shows culinaires, cuisine et régale les papilles des gourmandes pour vendre un robot multifonctions. Véronique, l'as du ménage ne ménage pas ses lingettes bio magiques. Céline diffuse ses bougies parfumées. Patricia, spécialiste de la lingerie " fait partie des dinosaures de la vente à domicile ". Avec 40% de croissance en cinq ans, la profession ne connaît pas la crise.





Un soir d'hiver dans le Maine et Loire. Une dizaine d'amies sont réunies autour d'une table, les mains dans la lingerie fine... " On est entre nous. On peut essayer, faire un défilé en sous-vêtements ". Patricia, 41 ans, vend lingerie et vêtements avec succès et bonheur dans les pays de la Loire depuis 10 ans. Pour cette mère de deux enfants, la vente à domicile lui a permis de préserver sa vie de famille. " J'ai décidé de tenter l'aventure lorsque Valentin, mon plus grand avait six mois. Ca me permettait de m'en occuper la journée et de partir en réunion le soir, quand mon mari rentrait. " Patricia réalise le plus gros chiffre d'affaires de son entreprise -300 000 €- et fait la fierté de Christophe, son mari : " Aujourd'hui, il y a je ne sais combien de vendeuses et une seule est numéro 1, c'est ma femme ! ".






A Ramerupt dans l'Aube, Véronique est mariée à Christophe, agriculteur céréalier : " Financièrement, on a besoin d'un deuxième revenu. La vente à domicile c'est vraiment le bon plan. Ca donne du temps à côté et permet d'organiser mon planning sur l'année. " La spécialité de Véronique : le ménage bio et les " chiffonnettes " en micro fibre. " Sur une vente de 500 €, j'en gagne 100 ". Un complément de revenu bien utile depuis la naissance de Mathis. Pour s'occuper de son bébé, Véronique a choisi le statut de vendeur indépendant.



Claire, mère de quatre enfants, n'a pas travaillé depuis 12 ans. Mère au foyer et cordon bleu, elle avait un rêve. " J'ai toujours voulu avoir un assistant culinaire et un jour j'ai décidé de me l'offrir. Puis j'ai rencontré celui qui est devenu mon responsable. J'adore cuisiner et aujourd'hui, je fais des shows culinaires. Je m'éclate parce qu'il n'y a pas un jour qui ressemble à un autre. "



DUR, DUR D'ETRE UN JEUNE PROF... 15 ANS APRES



En 1996, nous avions suivi les premiers pas dans leur classe de trois jeunes professeurs. Caroline, 22 ans, professeur de français stagiaire et Gilles et Jean-Pierre venus, malgré eux, du sud de la France pour enseigner en Picardie pour cause de mutation. 15 ans après, les débutants sont-ils devenus des profs heureux et bien dans leur peau et leur salle de classe ?


Il y a 15 ans, nous avions accompagné Caroline, 22 ans, professeur de français pour ses premiers pas d'enseignante. Son défi à l'époque : entrer dans la peau d'un prof à l'autorité inébranlable. Dans sa vie aujourd'hui, il y a Suzanne, Basile et leur papa, Mathieu, prof lui aussi. Quand elle franchit la porte de son collège, elle est Madame Dangles, professeur de français. Si elle n'a pas perdu l'autorité magistrale de ses débuts, elle a appris à ponctuer ses cours de sourires. " Il y a 15 ans, je disais : on rentre dans la peau du prof la matin et on en sort le soir. Je ne fais plus du tout ça aujourd'hui. " A 37 ans, Madame Dangles, bien dans sa peau de prof, est plébiscitée par ses élèves.


En 1995, nous avions rencontré Gilles parti, malgré lui, de Toulouse pour enseigner en Picardie. Professeur de génie mécanique, il ne rêvait que d'une chose : être muté dans le sud. A l'époque, il ne retournait auprès de sa femme qu'un week-end sur deux. A 44 ans, les tempes grisonnantes, Gilles est toujours prof mais à Toulouse ! " J'ai eu ma mutation il y a une petite dizaine d'années. " Aujourd'hui, il est " chez lui " mais pas rassuré pour autant. Le spectre de la mutation le hante encore.


Il y a 15 ans, venu du sud aussi et muté dans la Somme, nous avions rencontré Jean-Pierre, professeur d'économie et de gestion commerciale. " Quand on est muté loin de chez soi, on n'a pas vraiment le choix. Alors, on essaye de vivre le mieux possible. " Il y a 10 ans, il est finalement muté au Lycée Diderot de Narbonne. " J'ai eu de la chance. Quand j'ai demandé ma mutation, il n'y avait pas de poste. Puis, un poste s'est libéré... ". De la disquette des années 90 aux disques durs du XXIème siècle en passant par le passage à l'euro... Le jeune prof de 42 ans a gardé le même enthousiasme qu'à ses débuts. " Notre rôle est de leur apporter quelque chose qu'ils ne trouvent pas dans les livres. Je prends toujours autant de plaisir. Les élèves sont parfois fatigants mais ça fait partie du métier ".


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