Reportages : Zéros de conduite

Voir le site TF1 & Vous

Reportages - Logo
Par raphaeletf1|Ecrit pour TF1|2011-06-08T14:49:47.000Z, mis à jour 2011-06-08T14:51:42.000Z

Reportages : Zéros de conduite

Le sommaire du magazine Reportages de samedi 25 juin à 13h15


Depuis le début de l'année, le nombre de tués sur les routes a augmenté de plus de 10%, car le comportement des automobilistes français est loin d'être exemplaire : excès de vitesse, téléphone au volant, stratagèmes en tous genres pour ne pas perdre de points. La police traque sans relâche ces citoyens qui ont décidé de dépasser les limites de la légalité et de mettre leur vie et celles des autres en danger.

Sandrine et Florent sont deux motocyclistes de la Préfecture de police de Paris. Avec leur moto banalisée, ils prennent en chasse un motard qui roule à plus de 200 km/h. Après quelques kilomètres de poursuite ils finissent par arrêter le chauffard : " Une conduite comme ça c'est sur circuit. Il y a assez de morts comme ça sur les routes ! "
Nicolas, lui aussi, est un conducteur dangereux. A 21 ans, ce livreur de pizzas roule sur les trottoirs, prend les sens interdits, " ignore " les priorités à droite ou les feux rouges : " de toutes façons, sur un deux roues, on risque sa vie ! ". Nicolas ne semble pas avoir conscience des risques qu'il fait courir aux autres conducteurs. Malgré toutes ces infractions, il a encore tous ses points sur son permis de conduire. En effet, il profite d'une faiblesse du système législatif : " C'est pour ça que je roule en scooter 50cm3 ".
Daniel, 40 ans, vit à Paris. Ce père de famille, consultant en informatique, se déplace souvent en scooter et fait régulièrement de petits excès de vitesse. " Si je perds mon permis, je perds aussi mon travail, je ne peux pas me le permettre. " Alors, Daniel, 45 ans, a trouvé un moyen pas moral du tout mais légal : mettre la carte grise de son scooter au nom de sa fille de 9 ans ! Si Daniel se fait flasher en excès de vitesse par un radar fixe, la fillette ne sera pas inquiétée car elle ne possède pas de permis de conduire. Daniel, lui, ne perdra aucun point car le véhicule n'est pas à son nom. Il n'aura qu'une amende à payer.
D'autres ont payé cher leur imprudence au volant. Il y a encore quelques années, Julien était loin d'être un conducteur modèle. Jusqu'au jour où un accident de voiture a failli lui coûter la vie. " Avant, je me permettais de faire des excès de vitesse, je n'étais pas exemplaire. Mais maintenant, je respecte le code la route ". Aujourd'hui à 29 ans, il souffre encore de problèmes neurologiques et sa main gauche est restée paralysée. Pour que son histoire serve d'exemple, depuis 4 ans, il a intégré l'association " Victimes et Citoyens ". Ce soir, dans une boite de nuit, Julien et d'autres membres de l'association vont avertir les jeunes sur les risques de l'alcool au volant. Mais Julien a bien du mal à convaincre certains clients de ne pas boire : " Moi je ne m'engage pas, c'est de l'hypocrisie, et ça m'a jamais empêché de rentrer chez moi. " Des propos irresponsables qui choquent les membres de l'association. Chaque année, 900 conducteurs de moins de 25 ans perdent la vie sur les routes de France. Presque la moitié de ces morts sont dues à l'alcool.



Délivrez-nous du diable !


Depuis que le monde est monde, mages, sorciers, marabouts et guérisseurs tiennent un rôle important dans la vie du commun des mortels. Et si en France, chaque année, 25.000 personnes essayent de rencontrer un exorciste, ce n'est pas par hasard... Même si les chiffres sont difficiles à vérifier. Dans le Gers, Monsieur Dulong dialogue avec le diable et ses suppôts dans son cabinet ou à domicile. Quand il n'ordonne pas à Satan de sortir de ses paroissiens, le Père Michel, prêtre exorciste, demande à Dieu de les délivrer du Diable.

Chaque vendredi à 20h30 précises, Olivia et ses parents frappent discrètement à la porte de Monsieur Dulong, exorciste dans le Gers. Ce soir, il va combattre le Diable à l'aide de ce qu'il nomme " le grand rituel ", réservé aux cas les plus graves. N'est pas exorciste qui veut... Lui n'est ni prêtre, ni religieux officiel et pourtant, il " officie " depuis une bonne trentaine d'années : " il faut ordonner au Diable, au démon... Ce n'est pas forcément Satan. Je lui ordonne de quitter le corps ". Dès 5 heures et demie du matin, sa cour est envahie. Ici, pas de rendez-vous, premier arrivé, premier servi ou plutôt premier exorcisé. Ce matin, un jeune couple dont le mari vient pour la cinquième fois. " Exorcisme, envoûtement, je ne pensais pas spécialement à ça quand je suis venu là. Il se trouve qu'il y avait un envoûtement négatif sur ma personne " raconte Sébastien. Depuis une dizaine d'années, quand il ne siège pas dans son cabinet entre grimoire et incantations, Monsieur Dulong porte l'écharpe tricolore. Maire et exorciste... l'un n'empêche pas l'autre.
Chaque année en France, 25.000 personnes cherchent à rencontrer un exorciste. On compte un prêtre-exorciste par diocèse... parmi eux : le Père Michel, prêtre exorciste. Des rendez-vous avec le Diable, le Père en a eu quelques uns et " pense qu'on ne sort pas indemne physiquement de ce combat là. Ce sont des forces réelles " Et " Rituel de l'exorcisme et prières de supplication en mains ", le prêtre rappelle : " il y a ce qu'on appelle la prière d'exorcisme impérative où on s'adresse directement à Satan pour lui dire : sors de cet homme, sors de cette femme Satan ! La prière déprécative, on demande à Dieu de délivrer la personne de ses tourments. Est-ce que ça marche ? Il faudrait demander ça au Seigneur... Oui, heureusement que ça marche. J'ai beaucoup de témoignages de gens qui m'ont dit qu'il y avait eu un avant et un après ".


Retrouvez les reportages dans leur intégralité, les liens et les infos utiles sur tf1.fr
à l'adresse :
http://www.tf1.fr/reportages/
ainsi que sur MyTF1, les mobiles et tablettes.


Raphaële

L'équipe de TF1 & Vous