Interview de Sébastien Stella

Voir le site The best, le meilleur artiste

Sébastien Stella
Par Vanessa VINCENT|Ecrit pour TF1|2013-07-04T09:31:00.000Z, mis à jour 2013-07-04T09:45:11.000Z

Artiste, metteur en scène et chorégraphe, Sébastien Stella a notamment travaillé sur la comédie musicale Notre-Dame de Paris et avec la troupe du Cirque du Soleil à Las Vegas. Malgré un agenda très chargé, celui qui figure parmi ceux qui comptent à Los Angeles a accepté de poser ses valises en France pour endosser, pour la première fois, le rôle de juré. Explications.

Qu'est-ce qui vous a poussé à accepter cette aventure télévisée en France ?
J'avais déjà été sollicité pour prendre part à ce genre de programmes aux Etats-Unis, mais j'avais décliné l'invitation. Ce projet m'offre l'opportunité d'apporter mon soutien aux artistes sur scène. J'ai vraiment été intéressé par le fait qu'ils soient déjà tous de grands professionnels. Mon souhait est de pouvoir pousser leur carrière et de promouvoir ainsi les arts de la scène.


Vous êtes habitué à auditionner nombre d'artistes. Qu'est-ce qui retient particulièrement votre attention sur The best le meilleur artiste ?
J'ai appliqué sur l'émission la même méthode que pour mes autres projets. Je me fixe trois critères. Le premier relève de la technique et de l'esthétique. Le second concerne le charisme et donc le jeu sur scène, la connexion avec le public. Le troisième s'attache au degré de divertissement de la prestation. Ces trois axes me donnent une idée générale de la personne, mais aussi du numéro. On ne cherche pas un artiste mais The best.


Avez-vous déjà observé des performances qui vous ont interpellé ?
Avant cette émission, je pensais connaître "the best of the best" car je baigne dans cet univers depuis de nombreuses années. En arrivant sur le plateau, j'ai été surpris, séduit et véritablement impressionné par plusieurs numéros. Je ne m'y attendais pas et c'est une très belle surprise.


Que vous inspire ce casting international ?
Le talent est universel. Lorsque j'ai travaillé sur la comédie musicale Notre-Dame de Paris ou encore avec Le Cirque du Soleil, pas moins de quinze nationalités étaient représentées lors des castings. L'art du spectacle est né dans le monde entier et il est devenu une culture dans chaque pays. Certains continents ont leurs spécialités mais la richesse de l'art est mondiale.


Vos diverses expériences, notamment au Cirque du Soleil, ont fait de vous une personne exigeante. Mettez-vous toujours la barre aussi haut ?
Bien sûr. Cette exigence a fait mon succès en tant que chorégraphe et metteur en scène. Mes critères éliminent nombre de candidats et je suis difficile concernant mes sélections. Lorsque je travaille avec des stars de la pop ou pour un film avec une grosse distribution, la responsabilité
est lourde. Mes propositions ne peuvent pas être juste bonnes, elles doivent toujours être incroyables. Je dois donc être entouré des meilleurs.


L'esprit de compétition est-il nécessaire ?

Dans ce métier, indéniablement. Pour ma part, je l'ai toujours eu puisque de toute façon, en tant qu'artiste, il faut passer une audition pour avoir un contrat. La compétition fait partie de l'histoire de ma vie et de ma carrière, mais aussi du jeu. Dans The best le meilleur artiste, la concurrence est dure car le niveau est très élevé. Je suis très satisfait de ce que je vois et j'aime mon rôle de juré. D'ailleurs, je me considère plus comme un conseiller face à mes pairs.


Quel regard portez-vous sur les autres membres du jury ?
Ils sont adorables ! Nous n'avons pas eu beaucoup de temps pour nous connaître, venons de milieux différents et même de continents distincts mais l'alchimie opère à merveille ! J'ai rencontré Lara lorsque j'étais jeune acrobate dans Notre-Dame de Paris. Nous nous croisions souvent en coulisses. Ensuite, je suis parti aux Etats-Unis poursuivre ma carrière. Je me souviens avoir assisté au spectacle O du Cirque du Soleil à Las Vegas en 1999, assis à côté d'Arturo Brachetti, avant d'intégrer la troupe en tant qu'artiste pendant des années. Je n'aurais jamais imaginé que l'on travaillerait un jour ensemble... Je suis ravi d'avoir rencontré Alessandra, dont je connais le travail. A nous quatre, nous formons une bonne "brochette de ritals" car nous sommes tous plus ou moins italiens.