The Voice : Bulle : « C'est le luxe pour moi The Voice ! »

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Qui est Bulle ?
Par Pauline HOHOADJI|Ecrit pour TF1|2017-03-05T08:00:11.020Z, mis à jour 2017-03-06T08:44:21.840Z

Avec sa surprenante reprise de Michel Delpech dans l’épisode 3 des auditions à l’aveugle de "The Voice 6", Bulle a emballé Florent Pagny. Rencontre avec ce talent atypique qui réserve bien des surprises !

MYTF1 : D'où vient votre nom, Bulle ? 
Bulle : Il vient de mes parents, quand j’étais petit. Ils cherchaient un surnom comme tous les parents qui peuvent t’appeler Coco ou Loulou. Moi je m’appelle Bertrand. Donc B, Bulle, ça a dû venir naturellement un soir quand j’étais dans un bain de bulles ! 

Pourquoi l’avoir choisi comme nom de scène ?
Dans la vie de tous les jours, tout le monde m’appelle Bulle. On pourrait m’appeler Bébert, mais finalement, c’est resté Bulle ! J’étais animateur radio et j’ai gardé ce surnom, donc tout naturellement, quand je me suis dit je vais faire The Voice, j’ai choisi Bulle. C’est un nom qui donne plein d’idées, qui veut tout dire et rien dire à la fois. 

C’est très poétique. Ça correspond au personnage ?
Sans doute. Moi je donne naturellement ce que je suis. Et je le donne sans ménagement sans calculer. 

Vous vous occupez de la promotion d’artistes, ça fait quoi de passer de l’autre côté du miroir avec The Voice ?
J’ai toujours joué dans un groupe de rock avant mon métier. Donc je l’ai surtout vécu comme un challenge, de pouvoir aller dans une émission aussi connue. Je l’ai fait comme un défi. C’était rare et couillu de se lancer dans une émission comme ça quand on travaille dans une maison de disques. 

Qu’est-ce qui vous a décidé à vous lancer cette année ?
C’est l’âge. Je me suis dit : "On n’a qu’une vie." Ma philosophie de vie c’est : quand tu as envie de faire quelque chose, essaie de le faire, vis-le à fond, réalise au maximum tes rêves. Ce n’est pas qu’une phrase, pas qu’une jolie mélopée de film romantique. C’est quelque chose qu’on peut réaliser au quotidien. J’ai réalisé le rêve professionnel que je voulais. J’avais au fond de moi un rêve inachevé de faire une fois dans ma vie une émission de télé grand public. J’ai pu le réaliser avec The Voice. J’ai pris beaucoup de plaisir à faire l’émission, et j’ai le plaisir de voir jusqu’où ça peut nous mener. 

J’ai une voix qui n’est pas banale 

Vous pensiez être buzzé ?
J’avais espoir d’être buzzé parce qu’artistiquement, je pense que je fais une proposition. Ce que je propose, c’est un univers vocal avec une sorte de "chanter avec de véritables émotions sans se prendre au sérieux". Je voulais principalement travailler avec Florent Pagny. Je suis content, c’est ce que je voulais. Florent Pagny, ça me suffit. 

Avec quel autre coach vous auriez pu travailler ?
J’aurais adoré être avec Mika parce que je suis fan de musique glam rock et je considère que, quand il est arrivé à l’époque, avec son premier album que tout le monde adorait, c’était le retour de la musique de Queen, de tout cet univers musical pop. Les coachs étaient perturbés par votre prestation. 

Vous vous attendiez à ce genre de réaction ?
C’est une réaction que je comprends. J’ai une voix qui n’est peut-être pas banale, qui peut paraître féminine, qui peut être un peu en dehors des sentiers battus. Je ne suis pas étonné que les coachs aient été surpris. Tant qu’on n’a pas vu la personne et qu’on n’a pas adhéré au personnage, on ne sait pas où on va. Mais ça rentre automatiquement dans le principe de The Voice

 Vous pensez que votre côté "je ne me prends pas au sérieux" peut agacer ?
Non, je pense que c’est une proposition de chanteur. C’est aussi la force de cette émission de pouvoir proposer des artistes qui ont une profondeur d’âme. Moi je ne me sens pas dans la légèreté. Je suis tout simplement à la cool et je donne la personne que je suis à la télé et sur scène. 

Que va apporter votre voix à l’émission ?
Je pense qu’il y a déjà eu des propositions artistiques différentes [comme la mienne ndlr]. On est moins dans un standard vocal. Musicalement, j’écoute des choses très rock où cette voix-là est considérée comme une voix normale. Je peux considérer que c’est une voix particulière pour le programme. C’est sûr que ça peut déstabiliser les téléspectateurs. Mais ça n’étonnera pas les personnes qui écoutent du AC/DC. 

S’il y a des critiques négatives sur les réseaux sociaux, comment réagissez-vous ?
Je ne suis pas du tout sur les réseaux sociaux, donc les critiques négatives, ça va me passer dessus. J’ai juste un Twitter. Je ne vais pas regarder ce qui va être dit. Je vais continuer ma vie. Il y a Bulle pour l’émission, et il y a l’autre face de moi qui est ma vie professionnelle et personnelle. Les gens peuvent dire ce qu’ils veulent, ils n’ont qu’à venir dans The Voice

Vous faites un peu penser à Philippe Katerine. On vous a déjà fait cette remarque ?
Ça revient souvent, alors que moi je n’écoute pas spécialement ce qu’il fait. J’ai beaucoup de respect pour ce qu’il fait. C’est un chanteur qui lui-même venait d’un milieu très alternatif quand il était plus jeune et qui, finalement, a essayé d’aller sur un public mainstream. Donc je peux comprendre que cette référence-là revienne auprès des téléspectateurs. Mes références, ce sont davantage des groupes tels que Queen, Aerosmith ou encore Daniel Balavoine, Michel Delpech. Mais proposées avec ma voix et mon énergie. 

C’est vers ce genre de musique que vous voulez aller pour un futur album ?
Je voudrais faire une pop variété avec ma proposition et ma signature vocale. J’ai déjà des chansons écrites, composées avec des personnes. Mon souhait, c’est de pouvoir m’adresser au public le plus large possible. D’amener ma personnalité, ma façon d’être, mon positivisme, à la scène pop française. 

J’avais envie de vivre The Voice 

Vous vous décrivez comme "ayant la voix d’un adolescent de 15 ans avec le physique de Gérard Depardieu". Vous êtes dur avec vous-même non ?
C’est une réalité. J’ai la particularité d’avoir la voix un peu haute dans les tonalités. En même temps, j’ai le physique que j’ai. Je fais plus de 100 kilos, j’assume. J’ai totalement assumé ce que j’ai donné dans ma prestation. Je n’ai pas caché ce que j’étais. 

Vous êtes à l’aise sur scène. Vous êtes un habitué des concerts ?
J’ai commencé la musique à 12 ans, j’ai fait des comédies musicales étant petit. C’est comme ça que l’histoire a commencé. J’ai eu des groupes de rock. On jouait dans des caves, des squats. Pour moi, c’est du luxe The Voice. Moi je n’avais pas chanté depuis 8 ans, je n’étais pas monté sur scène depuis 8 ans. Mon dernier concert, c’était dans un festival de punk rock devant des gens avec une bière à la main qui pogotaient. Pour moi, c’était un risque mais j’ai adoré le faire. Je retiens de l’adrénaline. J’avais envie de vivre ça. 

Votre énergie et votre positivisme, c’est ce qu’on va retrouver aux battles ?
Aux battles, je vais présenter la palette émotionnelle. Prouver ma sensibilité. Sur la première étape des auditions à l’aveugle, la voix déstabilise. Sur la deuxième, ils commencent à comprendre mon univers vocal. Et la chanson qui a été choisie permet vraiment de rentrer dans l’univers vocal de ce que je raconte.

Revivez ci-dessous la prestation de Bulle : 


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