The Voice : (EXCLU) Isadora : "Florent Pagny, c'est vraiment une révélation pour moi"

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Isadora sur scène
Par Sabine BOUCHOUL|Ecrit pour TF1|2018-03-30T08:00:35.310Z, mis à jour 2018-03-30T08:00:35.310Z

Isadora joue sa chance, ce samedi, lors de son audition finale. Florent Pagny devra se prononcer : accédera-t-elle à la dernière épreuve ? En attendant, la jeune Belge revient sur son parcours, ses parents artistes et la Belgian Touch qui s'est emparée de The Voice.

As-tu pu visionner ton audition à l'aveugle ?
Oui, j'ai regardé avec ma famille et mes amis. Et, je ne sais pas quoi dire. C'était ce que c'était ! Je ne suis pas hyper contente de ma prestation, mais ce n'est pas grave, c'est le jeu. Mais je sais que je peux mieux faire. 

Peux-tu nous parler de ton parcours avant The Voice ?
J'ai commencé la musique quand j'avais sept ans. J'ai commencé par du piano classique, j'en ai fait pendant sept ans, ensuite je m'en suis détachée en me tournant vers un univers un peu rock/variété. J'ai monté un duo avec lequel j'ai fait de chouettes premières parties, par exemple Puggy ou Noa Moon. On a fait de chouettes scènes en acoustique. Et puis j'ai eu la chance de faire partie en tant que chanteuse et comédienne d'un projet qui s'appelle "Cabaret du bout de la nuit", un théâtre qui mélangeait musique, chant... Et c'était avec la compagnie de mes parents qui font du théâtre. Suite à ça, je me suis décidée de vraiment me lancer dans la musique, j'ai intégré le conservatoire, c'est la troisième année que j'y suis.

Le fait d'avoir des parents qui sont dans le milieu du théâtre t'aide-t-il à appréhender l'exercice de la scène ?
Les pommes ne font pas des poires (rires). J'ai une petite aisance quand je suis sur scène et je pense que je la tiens de mes parents qui eux-même ont cette aisance-là. Mais la musique et le théâtre sont des univers complètement différents. Mon père m'a toujours dit qu'il pouvait m'aider si je voulais faire du théâtre, dans le sens où il pourrait me donner des cours, me dire dans quelle école aller, à qui il faut parler pour les castings. La musique est un autre milieu, d'autres personnes. Mais je sais qu'ils sont derrière moi, que dès qu'ils peuvent me donner un coup de main, ils le font. Ceci étant, je sais que la base, je la tiens d'eux. Ça vient des tournées que je faisais avec eux, quand on partait en caravane. J'ai vu tous leurs spectacles 102 fois, je parlais en même temps qu'eux ! 

La scène t'a toujours attirée ?
Oui. Je n'ai jamais voulu faire du théâtre, je ne suis pas très bonne en comédie, mais une fois que j'ai trouvé la musique, je m'y suis accrochée. C'est ça que je veux faire.

Comment définirais-tu ton univers artistique ?
Je dirais que mes compositions sont dans un style pop-soul, mais il y a beaucoup de choses qui viennent se mélanger à ça. Evidemment, il y a le jazz parce que j'étudie ça et que je viens de là, et il y a du rap/slam, un peu de r'n'b. Mais pour catégoriser dans un genre plus large, je préfère dire pop-soul. 

Cela explique pourquoi tu as choisi "Killing Me Softly" de Lauryn Hill...
C'est ça. Je me suis rendue compte après que c'était, par contre, beaucoup. Je ne sais pas ce qui était en trop ou pas assez. Je pense que l'attente, le stress ont joué. Je pense que j'aurais dû faire quelque chose avec laquelle j'étais hyper à l'aise, cela aurait été plus flatteur... Mais peut-être que je n'aurais pas surpris. Je suis du genre à bien me compliquer la vie et me dire : "tiens je vais me lancer un petit défi". 

Il y a une phrase que Mika a dit lors de l'audition finale d'Ubaré, c'est que le jazz n'a pas sa place dans l'émission, où en tout cas que ça ne marche pas, qu'est-ce que tu aurais envie de lui répondre ?
J'ai envie de dire écoutons la magnifique prestation de Lilya sur "Les feuilles mortes" avec un accompagnement hyper jazzy. Le jazz n'a pas sa place si on fait du free ou un titre avec que de l'impro, je pourrais comprendre. Mais quand ce sont des standards, ce n'est pas inaccessible. 

Comment s'est passé la rencontre avec Florent Pagny ?
Ça c'est très bien passé. A la base, je serai plutôt partie avec un coach comme Mika. Finalement, je suis ravie d'être tombée sur Florent Pagny, c'est vraiment une révélation pour moi. Je ne le connaissais pas du tout. A la limite, je connais sa musique, mais je n'écoute pas beaucoup de variété française. Mais humainement, il est magnifique, hyper présent. Il dit bonjour à tout le monde, il est zen, content d'être là, c'est un chouette personnage. 

Quel est le meilleur conseil qu'il t'a donnée ?
Je ne suis pas sûre de bien le suivre (rires). C'est de faire attention scéniquement parce que parfois, je fais des drôles de pas, je m'éparpille et donc je m'essouffle ! 

Il y a beaucoup de Belges cette année, que se passe-t-il ?
Il fallait bien qu'on arrive ! (rires) 

Est-ce que c'est parce que vous vous sentez plus à votre place dans The Voice France que The Voice Belgique ?
Non pas du tout. Dréa a déjà tenté sa chance en Belgique, il y a deux ans. Mais me concernant, pas du tout. Il y a deux ans, ma mère m'avait inscrit à The Voice Belgique, je n'avais pas été prise. Et cette année, ils sont revenus vers moi, mais après The Voice France. J'avais déjà commencé avec The Voice France. J'ai appris un peu plus tard qu'une amie m'avait de nouveau inscrite.

Des affinités se créent avec les talents...
Au début, avec les blinds, c'est un peu difficile, on est nombreux mais c'est vrai qu'assez vite des affinités se créent. J'ai eu un vrai gros coup de cœur pour Karolyn, par exemple qui a chanté "Wild Thoughts" aux auditions à l'aveugle. 

Qu'est-ce que peut t'apporter The Voice ?
Déjà un vrai coaching scénique et vocal, et au delà de ça, de la visibilité forcément et une chouette aventure humaine. Il y a une équipe terrible derrière The Voice et ils sont tous vraiment adorables. Beaucoup de rencontres. 

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