The Voice : Exclu – Shaby : « La scène, c’est là où je me sens le mieux ! »

Voir le site The Voice

THE VOICE - Shaby - « Natural Woman » (Aretha Franklin) – (Saison 6)
Par ZY|Ecrit pour TF1|2017-04-09T05:00:49.586Z, mis à jour 2017-04-09T05:00:49.586Z

Samedi soir, Shaby a mis le feu au plateau de The Voice en reprenant "Natural Woman" d'Aretha Franklin. En exclusivité pour MyTF1, la jolie jeune femme est revenue sur son audition à l’aveugle et en a profité pour nous parler un peu d’elle et de son passé d'enfant star.

Elle a à peine 20 ans, mais Shaby a déjà connu le succès il y a déjà dix ans. La jolie jeune femme revient désormais tenter sa chance à The Voice. Véritable boule d'énergie, la jeune artiste a su se mettre les quatre coachs dans la poche grâce à son interprétation de Natural Woman d'Aretha Franklin ce samedi 8avril lors des dernières auditions à l'aveugle de la saison. Le nouveau talent de Florent Pagny se confie désormais sur son expérience. 

D’où vient ton nom, Shaby ?
C’est un nom de scène, une contraction de mon prénom et de mon nom de famille. Je m’appelle Sarah.


Qu’est-ce qui t’a poussée à participer à The Voice ? 

On m’a appelée plusieurs fois mais je disais à chaque fois non. Je n’avais pas envie de participer : je ne me sentais pas prête. Et puis, je me suis dit que ce serait une bonne expérience. Du coup, j’ai sauté le pas. 

Pourquoi tu ne te sentais pas prête ?
Je ne me sentais pas prête parce que je me disais que j’avais encore plein de choses à faire avant.

Pourquoi avoir choisi Natural Woman d’Aretha Franklin ? 
C’est un morceau qui me tient à cœur. C’est un morceau qui me représente vraiment en tant que jeune femme. Et il correspond à tout mon univers qui est quelque chose d’assez serein et basé sur beaucoup beaucoup d’amour. C’est un morceau que j’aime beaucoup. 

"J’étais calme avant, assez euphorique pendant et très sereine après"

Qu’est-ce tu ressens au moment de monter sur scène alors que les coachs ont le dos tourné ?
En fait, j’étais assez calme. Parce que je me suis dit qu’il y a que dans le calme et le silence que je vais pouvoir me trouver et donner ce que j’avais envie de donner à ce moment-là. J’étais donc calme avant, assez euphorique pendant et très sereine après.

Au final les quatre coachs se sont retournés. Ça t’a aidé ?
En fait, je ne regardais pas vraiment les coachs. J’étais complètement ailleurs. Je faisais plus attention à toute l’énergie qui était tout autour de moi. C’est seulement à la fin quand je saute que je me rends compte que les quatre coachs s’étaient retournés. Et je me suis dit : "waouh, c’est cool ! Il y a du choix, ils ont aimé." C’est à ce moment-là que j’ai réalisé.

Ce petit saut à la fin, c’était libérateur…
Oui, c’était libérateur. C’était aussi une façon de me dire que c’était fini ! Parce que c’est un moment très court mais qui semble très long. Alors sur le moment, je me suis dit : « Ça y est, c’est fini ! » Mais en fait, tout commence…

Avant l’audition à l’aveugle, est-ce que tu avais déjà une petite idée du coach avec lequel tu voulais te retrouver ?
Non, je n’y avais pas vraiment réfléchi. En fait, je me retrouvais dans les quatre coachs. Je me suis retrouvée en Matt pour cette modernité, cet aspect un peu pop. Je me suis retrouvée en Zazie pour cette folie, son imaginaire. Je me suis retrouvée en Mika pour son côté un peu international, très anglophone. Et je me suis retrouvé en Florent Pagny pour ce côté un peu plus posé, mature, dans ses jolis mots, dans sa façon d'être simple, d’être authentique. Donc les quatre me correspondaient totalement.


"Florent Pagny pour son côté posé et authentique"

Alors qu’est-ce qui a fait pencher la balance pour Florent Pagny ?
Je cherchais un peu cette petite lumière, cette petite étincelle. Alors je me suis dit : « Dites quelque chose ! » J’ai choisi Florent Pagny parce que d’abord je l’écoute beaucoup à la maison avec ma mère. Et du coup, j’ai choisi ce côté posé et mature. Je me suis dit qu’il allait peut-être m’apporter son expérience, et me permettre de me pencher sur la chanson française. 

Tu as choisi de chanter un titre Aretha Franklin, un titre très soul... Mais quel est ton style de musique de prédilection.
C’est toujours difficile pour moi de répondre à cette question. Parce que mon style de musique est assez vaste. J’aime vraiment de tout : je peux passer du pop rock à la soul, de la variété à la dance hall, de la dance hall aux musiques de films instrumentales… J’aime vraiment tout ce qui me porte et tout ce qui m’inspire. Je fais une espèce de boule et ça devient un peu moi.
J’ai choisi d’interpréter un titre soul parce que j’ai pris la soul dans le sens de l’âme. C’était vraiment pour me dévoiler. A travers ces mots, à travers cette chanson. Et c’est aussi une manière de dire que je suis fière de ce que je suis, de ce que j’ai été pour pouvoir assumer ce que j’ai envie d’être…

Tu as une carrière il y a 10 ans. Comment as-tu vécu ce statut d’enfant star ?
A  l’âge de 10 ans, tout était évident pour moi. J’avais l’impression d’avoir toujours fait ça. Tout était simple. J’étais entourée de personnes en qui j’avais confiance et qui étaient tellement bienveillants à mon égard. Je leur laissais tout l’aspect technique et moi je m’amusais sur scène. C’était comme une évidence pour moi, je me sentais juste à ma place.

Comment tu percevais tout ça ? Comme un jeu ? Ou tu pensais déjà à une éventuelle carrière ?
Je me suis toujours dit que la musique c’était quelque chose de très spirituel et ça m’a accompagné dans le cheminement de ma vie. Lorsque j’étais petite, j’avais déjà cette envie d’être accompagnée de ma musique. Ce n’est pas accessoire, ça fait vraiment partie de moi. C’est elle qui m’aide à grandir, à vivre tous les jours. C’est comme ça que je voyais les choses et que je les vois encore.

 "La scène, c’est là où je me sens le mieux !"

Qu’est-ce que tu espères de ta participation à The Voice ? Retrouver ces sensations ?
J’espère vraiment retrouver ces sensations de légèreté, de lâcher-prise. Pendant mon adolescence, je me prenais beaucoup la tête parce que j’avais envie de bien faire. Mais je me suis rendue compte qu’on ne pouvait pas être productif dans le stress. Parce que la musique, nécessite avant tout un état de bien-être. 

Est-ce que tu as des idoles, des gens auxquels tu t’identifies, quelqu’un avec qui tu as envie de partager un duo ?
J’aime beaucoup Lauryn Hill, Lianne La Havas… Mais j’aime aussi beaucoup Mauranne. Pour l’instant, je n’ai cité que des artistes féminines, girl power ! (rires) Il y a énormément d’artistes que j’admire mais je fonctionne énormément au feeling. Il y a des artistes qui m’ont apporté humainement et d’autre musicalement, il y a des artistes que j’ai adoré à un certain moment et plus maintenant comme par exemple Beyoncé… Elle m’a beaucoup accompagnée pendant une période de ma vie et je respecte beaucoup ce temps-là passé avec elle. (rires) Ça fait un peu, comme si c’était ma pote…

Qu’est-ce qu’on doit attendre des battles ?
Je vais y mettre toute mon énergie. J’ai envie de montrer tout mon potentiel sur scène parce que c’est là où je me sens le mieux. J’aimerais aussi pouvoir échanger avec les autres talents, un peu comme dans une colo (colonie de vacances). 

Comment tu envisages le travail avec Florent Pagny ?
Je ne m’inquiète pas parce qu’il est tellement simple, authentique et vrai, alors je me dis que ça ne peut que bien se passer dans l’échange. Il ne passe pas par quatre chemins et donne son avis tranché. J’ai aussi besoin qu’on me canalise, je suis un peu une boule de feu. Et j’ai confiance en lui pour ça.


en savoir plus : Florent Pagny, M Pokora, Zazie, Mika, Shaby