The Voice : Exclu - The SugaZz : "Le silence, les quatre sièges retournés, le public... c'était terrifiant !"

Voir le site The Voice Kids

The Sugazz
Par ZY|Ecrit pour TF1|2017-04-02T05:01:10.876Z, mis à jour 2017-04-02T05:01:10.876Z

Samedi soir, Betty, Héléni et Natacha, alias The SugaZz ont mis le feu au plateau de The Voice en reprenant "American Boy", le duo d'Estelle avec Kanye West. En exclusivité pour MyTF1, les trois jolies Suissesses sont revenues sur leur audition à l’aveugle et en ont profité pour nous parler un peu d’elles.

Elles sont trois, elles sont pleine d'humour et de fougue et elles ont réussi à mettre le feu sur le plateau de The Voice ce samedi 1er avril lors de leur audition à l'aveugle. The SugaZz composé de trois jolies Suissesses (Hélèni, Natacha et Betty) ont capté l'attention de Zazie et Mika séduits par leur interprétation du titre American Boy d'Estelle et Kanye West. Les trois artistes âgées de 27 à 28 ans se confient désormais sur leur expérience. Complices, pleine d'humour, celles qui se décrivent comme des soeurs parlent d'une même voix.

D’où vient votre nom de scène ? Qui en a eu l’idée ?
Il faut savoir qu’il n’y a jamais quelqu’un qui a une idée. L’idée vient au trois en même temps… Mais à la base, on a toujours rigolé du fait que quand on se sent mal, quand on voit les deux autres, ça va toujours mieux. Du coup, c’est comme si les deux autres étaient du sucre pour notre âme… (rires) On avait 20 ans, on était très philosophique.... Et quand il a fallu trouver un nom, on s’est dit le nom est là : on est les sucres des unes des autres, on est The Sugazz.

Vous êtes très complices… Est-ce que c’est un plus dans un groupe ?
C’est la base, c’est l’essentiel ! La musique part de là. S’il n’y a pas cette complicité, s’il n’y a pas cette connexion, il n’y a pas de musique. La musique, c’est un bonus pour nous. On est déjà des sœurs à la base et après, est venue la musique. La base de notre lien, c’est la fraternité qui nous lie.

"On avait complètement oublié le jour du casting"

Pourquoi avoir décidé de participer à The Voice ?
C’est la vie qui nous amené ici. On est tombées sur Stacey (un ancien talent de The Voice) qui nous a dit : « Ça vous dirait de passer un casting ? » On ne savait même pas pourquoi c’était… On a même oublié la date ! Le jour du casting, on était toutes les 3 chacune chez elle. On s’écrivait sur WhatsApp depuis notre lit. On n’y pensait même plus. Et puis je ne sais plus qui s’en est souvenu… Alors on s’est habillées, on a vite appelé notre guitariste. On a répété vite fait dans voiture… Et puis, on s’est laissé guider jusqu’à ce qu’on sache qu’en fait c’était pour The Voice.

Qu’est-ce que vous attendez de cette participation ?
Déjà rencontrer le public français. Et puis bosser avec des professionnels. En Suisse, il n’y a pas beaucoup de place pour s’exprimer artistiquement. C’est aussi un nouveau challenge, une nouvelle expérience, de nouvelles rencontres... C’est ça qui nous botte, qui nous garde pétillantes.

Pourquoi avoir choisi American Boy pour votre audition à l’aveugle ?
C’est notre chanson porte-bonheur ! On la chante depuis hyper longtemps. Elle réveille notre petit côté rappeuse. Il y a une rappeuse qui sommeille en chacune de nous. Elle est fraîche, elle est pétillante. On est bien quand on la chante. Elle nous correspond bien. Et puis c’est Kanye West… (rires)

"C’est impressionnant, c’est bouleversant ce silence..."

Qu’est-ce que vous ressentez quand vous arrivez sur scène et que les quatre coachs vous tournent le dos ?
Toutes en même temps : c’est horrible ! C’est impressionnant, c’est bouleversant ce silence, ces quatre sièges retournés, ce public… C’est terrifiant ! On s’y attendait pas à ce point. On s’est dit : « C’est bon les filles, on y va, on est trois mais dès que ça s’ouvre… Il n’y a pas de bruit, il n’y a rien ! On a déjà fait des scènes, on s’est dit c’est juste une scène de plus mais non ! Quand on arrive sur ce plateau, on faisait moins les malines. Souvent, on pense que parce qu’on est trois, le stress est dissolu entre nous trois mais euh non ! Mais ça reste un très bon souvenir, une belle expérience !

Soulagées de voir Zazie et Mika se retourner ?
Ouiiiii ! Surtout qu’ils se sont retournés tard. On avait fait 80% de notre morceau alors on s’est dit (moment télépathique), ils ne vont pas se retourner, ce n’est pas grave, c’est une belle expérience. Parce que sincèrement, pendant qu’on chante, même si ça ne se retourne pas, c’est tellement grandiose cette scène et ce plateau que vous ne pouvez pas faire autrement que de passer un bon moment. Et puis on voit Mika, Zazie… Oh mon dieu, c’est un soulagement !

Pourquoi avoir choisi de rejoindre l’équipe de Mika ?
Encore une fois, c’est la vie… Nous, on n’avait pas du tout de préférence. Et puis à la fin de la prestation, Matt Pokora et Nikos vont chercher notre famille sur scène… Mika qui danse… C’était le Nouvel An ce truc ! Et au moment de choisir, on a Zazie et Mika là devant… C’était confus ! Jusqu’à ce que quelqu’un dise Nikos m’a dit que Mika avait déjà travaillé avec des groupes. Alors, on s’est dit on prend Mika. Mais ça nous a déchirées… Mais bon, c’était le bon choix ! 

"Ça va rester un de mes meilleurs souvenirs"

Vos proches ont débarqué sur scène et ont mis le feu au plateau…
Comme dans la vie ! C’est tout le temps comme ça. Même quand on essaie de se réguler… Franchement, je pense que ça va rester un de mes meilleurs souvenirs. A ce moment-là, t’oublies tout. On a dansé, on avait oublié qu’il fallait choisir un coach.

Quel est votre style de musique de prédilection ?
On est bien sûr plus orientées soul R’n’B avec des influences jazz, gospel et hip-hop. Après on reste ouvertes. Mais bon, vous ne verrez pas les Sugazz chanter du metal. (rires) 

Vous avez des modèles ou des gens qui vous ont influencées ?
On aimerait bien faire un featuring (un duo) avec Kanye West (rires) On est trois bibliothèques de musique différentes. Même si on a des influences communes. Après bien sûr, il y a toujours, même si c’est cliché, les Destiny’s Child, TLC… On adore, on a grandi avec ça.

Lors du prime, Zazie a parlé de votre look haut en couleur. C’est quelque chose que vous travaillez ?
Comme d’habitude, on ne travaille rien et je pense que c’est ça notre petit porte-bonheur. On y va vraiment au feeling. Que ça marche ou que ça ne marche pas, que ça plaise ou ça ne plaise pas, j’ai été moi. Notre style vestimentaire, c’est exactement comme la musique, aussi un moyen de s’exprimer. Si j’ai envie de mettre des oreilles de Mickey aujourd’hui parce que je me sens d’humeur de le faire… (Rires) Abuse pas quand même… (rires) Non mais oui il n’y a pas de restrictions. C’est au feeling. On s’exprime aussi à travers nos habits.

"Notre challenge : apprendre à Mika à danser la danse de la victoire"

Votre complicité est évidente mais est-ce qu’il y a parfois des tensions entre vous comme il peut y en avoir dans une famille ?
Bien sûr comme des sœurs. Évidemment qu’il y a des moments où il y a des tensions mais surtout c’est sain. Si on était toujours tout le temps d’accord sur tout, c’est qu’il y a quelque chose qui cloche. Le fait de se connaître depuis longtemps, on arrive à désamorcer avant que ça prenne des proportions. Bien sur qu’il y a des fois où on n’est pas d’accord, on sait en discuter, on sait en faire des forces.

Comment vous envisagez le travail avec Mika en vue des Battles ?
Moi je me réjouis… On a hâte de travailler avec lui, d’entendre ce qu’il a à nous conseiller. Parce qu’on aime beaucoup la façon dont il aborde sa carrière, dont il aborde la musique. Nous on est vraiment comme des éponges : « Dis-nous, on va faire ! »
Surtout, on a remarqué : Mika, il nous a vu une fois et il voit déjà ce qui fonctionne, ce qui ne fonctionne pas. Il voit à travers nous. C’est incroyable ! Il nous a bien cernées.  Du coup, on pense qu’il va bien savoir nous guider vers là où on veut aller. On attend aussi de lui qu’il nous bouscule. On en a besoin !

Il a donc des choses à vous apprendre mais vous, est-ce que vous lui avez finalement appris cette danse de la victoire ?
On va lui apprendre, on va essayer. Mais il a sa version… Et puis, il faut le faire comme on en a envie. (rires) Ce sera notre challenge : il faut qu’il la danse !

en savoir plus : The Sugazz, Matt Pokora, Mika, Zazie, Nikos Aliagas