Ry'm : "J’y vais comme je sais le faire"

Carton plein pour Ry'm. Le Strasbourgeois a scotché les coachs et le public en reprenant Ray Charles lors des auditions à l'aveugle de "The Voice". Le jeune homme revient sur son parcours et sa façon atypique de tenir le piano.
A l’époque, j’étais backliner, j’enlevais le retour de scène après son concert à Strasbourg. Ca me permettait de me faire des cachets au moment où j’en avais vraiment besoin. Je n’étais pas du tout habillé, j’avais un vieux pull, un vieux jean. Je n’étais pas coiffé et pas du tout mis en valeur. J’avais même un casque de chantier sur la tête. C’était une star, moi un ouvrier. Je suis la première personne qu’il a croisée en sortant de scène. Il est venu nous voir, avec les autres gars et il nous a dit : "Merci, bonne soirée les gars, bon courage". Il n’a pas fait ça pour le business, ni pour être dans le politiquement correct. Il m’a regardé dans les yeux et il me l’a dit spontanément. Ca m’a touché.

Vous avez fait des études de droit avant de vous lancer dans la musique. C’était une obligation parentale ?
Non. J’ai de la chance, mes parents ont toujours cru en moi. Ils ont même assumé une partie de mes études alors que ce n’était pas trop ça. Le droit, c’était compliqué. J’apprends avec l’oreille pas avec les yeux. J’ai eu 2 au premier semestre. Je suis un des seuls élèves à avoir triplé ma première année de droit sans avoir validé aucun semestre. J’ai même dû supplier le doyen pour qu’il me reprenne l’année d’après. En même temps, je sortais mon premier titre avec mon groupe Lyre le temps. Il a fait des centaines de milliers de vues sur Myspace. Mes parents n’étaient pas dupes.

Avant d’être chanteur, vous avez enchainé les petits boulots…
J’ai travaillé dans un fast food, pour des personnes à mobilité réduite dans les gares SNCF. J’ai été déménageur, j’ai travaillé dans une usine. En tout, j’ai fait une quinzaine de petits boulots. Quand on fait de la musique, on ne peut pas toujours payer le loyer. Le matériel ça coûte cher…

Aujourd’hui, vivez-vous de la musique ?
Il y a des hauts et des bas, ce n’est pas toujours facile. Il m’arrive de faire des petits jobs. Quoiqu’il arrive, je ne changerais de métier pour rien au monde, même si je gagnais 15 ou 20 fois plus en étant avocat.




’ai beaucoup hésité entre Florent Pagny et M. Pokora. Florent Pagny me regardait avec un regard soutenu. Il me disait des choses gentilles. Ca m’a touché. J’ai arrêté de penser à lui au moment où M Pokora a pris la parole. Je l’ai senti comme ça. Je suis quelqu’un de très instinctif. En plus, c’est un Strasbourgeois, il est gentil, je le sentais… Ca faisait beaucoup d’arguments…

"Quand on fait de la musique, on ne peut pas toujours payer le loyer"

Vous aviez déjà rencontré M Pokora avant les auditions à l’aveugle. Racontez-nous…
A l’époque, j’étais backliner, j’enlevais le retour de scène après son concert à Strasbourg. Ca me permettait de me faire des cachets au moment où j’en avais vraiment besoin. Je n’étais pas du tout habillé, j’avais un vieux pull, un vieux jean. Je n’étais pas coiffé et pas du tout mis en valeur. J’avais même un casque de chantier sur la tête. C’était une star, moi un ouvrier. Je suis la première personne qu’il a croisée en sortant de scène. Il est venu nous voir, avec les autres gars et il nous a dit : "Merci, bonne soirée les gars, bon courage". Il n’a pas fait ça pour le business, ni pour être dans le politiquement correct. Il m’a regardé dans les yeux et il me l’a dit spontanément. Ca m’a touché.

Vous avez fait des études de droit avant de vous lancer dans la musique. C’était une obligation parentale ?
Non. J’ai de la chance, mes parents ont toujours cru en moi. Ils ont même assumé une partie de mes études alors que ce n’était pas trop ça. Le droit, c’était compliqué. J’apprends avec l’oreille pas avec les yeux. J’ai eu 2 au premier semestre. Je suis un des seuls élèves à avoir triplé ma première année de droit sans avoir validé aucun semestre. J’ai même dû supplier le doyen pour qu’il me reprenne l’année d’après. En même temps, je sortais mon premier titre avec mon groupe Lyre le temps. Il a fait des centaines de milliers de vues sur Myspace. Mes parents n’étaient pas dupes.

Avant d’être chanteur, vous avez enchainé les petits boulots…
J’ai travaillé dans un fast food, pour des personnes à mobilité réduite dans les gares SNCF. J’ai été déménageur, j’ai travaillé dans une usine. En tout, j’ai fait une quinzaine de petits boulots. Quand on fait de la musique, on ne peut pas toujours payer le loyer. Le matériel ça coûte cher…

Aujourd’hui, vivez-vous de la musique ?
Il y a des hauts et des bas, ce n’est pas toujours facile. Il m’arrive de faire des petits jobs. Quoiqu’il arrive, je ne changerais de métier pour rien au monde, même si je gagnais 15 ou 20 fois plus en étant avocat.




En savoir plus sur M Pokora

Vidéos associées

News associées