The Voice : Samuel M "Choisir M Pokora, c’était l’évidence, Mika, une bizarrerie"

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Samuel M interprète « Clown » de Soprano. (saison 6)
Par Ingrid BERNARD|Ecrit pour TF1|2017-02-26T08:00:52.845Z, mis à jour 2017-02-26T08:00:52.845Z

S'il y a bien un talent qui a surpris les coachs et les téléspectateurs lors de cette deuxième soirée des auditions à l’aveugle, c’est Samuel. Le jeune homme a mis "un vent" à M Pokora, qui a appelé Soprano, en direct, pour le convaincre de rejoindre son équipe.

M Pokora s’est plié en quatre pour vous récupérer dans son équipe. Et pourtant, vous ne l’avez pas choisi…
A l’issue de ma prestation, tout était confus. Un mélange de sentiments entre ce que je ressentais sur le moment et certaines idées que je m’étais faites avant de venir. M Pokora est nouveau dans l’émission et quand je regardais le programme, c’était Mika que je préférais. J’ai tout de suite eu envie d’aller dans l’équipe de Mika surtout qu’il s’était retourné le premier. Il est vrai que M Pokora a fait le show pour me récupérer. J’ai trouvé ça top. Il aurait été compréhensible que j’aille dans son équipe. Mais les mots de Mika m’ont touché. Il a aimé mon grain de voix. Il ne m’a pas dit : « Je vais t’emmener sur telle ou telle voie ». Il m’a parlé de moi en fait. C’était quelque chose de très personnel que je ne retrouvais pas forcément dans l’argumentation de M Pokora.

Finalement, Mika c’était une évidence ?
Il s’est passé quelque chose d’étrange avec Mika. Il dégage quelque chose qui fait que l’on a envie d’être dans sa lumière. Quand il s’est retourné, j’avais envie de lui plaire, de faire mes preuves. Avec M Pokora, je n’ai pas ressenti ça.

Que peut-il vous apporter ?
Il a une sérénité, il met à l’aise. On a envie de l’écouter. Quand il parle, on sent que c’est réfléchi. J’aime que ce soit précis, détaillé, qu’on m’explique les choses. J’ai fait une fixette sur Mika pour le coup. J’ai envie qu’il soit mon professeur. Quand il a appuyé, c’était comme un père spirituel pour moi.

Vous avez même eu le droit à la bise de Zazie qui ne s’est pourtant pas retournée lors de votre prestation…
C’était un moment très drôle en fait. Les discussions partaient dans tous les sens, je ne comprenais pas tout. J’étais dans mon monde. Elle s’est approchée de moi pour me dire qu’elle avait aimé ce que j’avais fait, qu’elle aurait aimé buzzer, mais qu’elle ne l’avait pas fait finalement. J’ai trouvé ça très sympa qu’elle me le dise.

Qu’avez-vous ressenti lorsque vous avez entendu la voix de Soprano au téléphone ?
J’étais complètement ailleurs, comme dans un film. Même dans mes rêves les plus fous, je n’aurais jamais pu m’imaginer avoir Soprano au téléphone. C’était dingue.

Pourquoi avoir choisi ce titre ?
C’est une chanson que j’ai interprétée énormément de fois. Je l’ai, notamment, chantée pour des étudiants Italiens qui apprenaient le français. C’est un titre que je me suis approprié au fur et à mesure du temps.

"Je suis sans filtre"

Vous êtes conscient que vous allez susciter de nombreux commentaires sur les réseaux sociaux ?
Je m’en doute mais j’espère que cela ne va pas être pris trop au sérieux. En tout cas, M Pokora ne l’a pas pris personnellement. Cela ne veut pas dire qu’il n’a rien à m’apporter. J’aurais très bien pu le choisir. Dans un sens, je lui ressemble : il danse, il chante, j’adore ce qu’il fait… Mika, c’est l’inconnu. J’ai du mal à cerner sa personnalité. J’aime ne pas savoir où je vais, choisir une voie qui n’est pas forcément évidente. M pokora, c’était une évidence, Mika une bizzarerie.

On a ressenti une certaine assurance chez vous. Vous avez notamment dit aux coachs : « j’aimerais entendre Florent Pagny parler ». D’où vient cette confiance ?
D’une manière générale, je parle beaucoup dans la vie. On peut prendre ça pour une certaine confiance. Je n’ai pas vraiment de problème dans le relationnel. Les personnes que j’avais en face de moi à ce moment-là, c’est comme si elles n’étaient pas vraiment là. Mesurer ses actes, c’est difficile. J’ai eu la même réaction que celle que j’aurais eue dans la vie de tous les jours. Je suis sans filtre. Si tout le monde parle en même temps, ce n’est pas possible. C’était spontané.

Vos amis disent que vous avez un fort caractère. Qui est le vrai Samuel ?
Pour l’instant, il n’existe pas vraiment. Il y a plusieurs personnalités combinées en moi. Il y a le Samuel d’il y a quelques années, quand j’étais jeune. J’étais rebelle, je parlais d’une façon ridicule. Il y a aussi le Samuel qui a des rêves, qui a développé une passion pour le chant. Et puis, il y a le Samuel que je suis en train de construire. J’ai laissé un peu de côté mon côté rebelle. Je m’ouvre davantage aux gens, à mes amis notamment.

Si vous aviez la chance d’enregistrer un album. A quoi aimeriez-vous qu’il ressemble ?
Il y aurait un soupçon de Hans Zimmer, pour ce qu’il est capable de composer en terme de musicalité, l’intelligence d’Aznavour.  J’y ajouterais un peu d’électro et un soupçon d’Oxmo Puccino ou de Mc Solaar, pour leur façon de « balancer le texte ». Mon album serait plus français qu’anglophone.




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