The Voice 2020 -Enzo S : “J’ai hâte de rencontrer le public français”

The Voice 2020 -Enzo S : “J’ai hâte de rencontrer le public français”
Tout droit venu du Liban, Enzo S a étonné les coachs dans “The Voice”, ce samedi 15 février sur TF1. Interview.

Enzo, racontez-nous votre parcours...

J’ai toujours été entouré de musique. J’avais 5-6 ans quand mes parents m’ont inscrit dans une école de musique. J’ai commencé avec le violon puis la batterie et la guitare. Le chant est arrivé après, vers l’âge de 14 ans. A l’époque, je chantais du Amy Winehouse, Mika mais aussi Patrick Bruel. Quand j’étais petit, mon père avait un pub dans lequel il organisait une soirée karaoké, une fois par semaine. J’étais mineur mais mon père m'autorisait à entrer quelque fois en douce. C’est ma vraie première scène ! En 2010, j’ai rejoint un groupe alors que j’étais encore au lycée. Ça m’a permis de faire de la scène et d’enregistrer un album. Après mon bac, je suis parti vivre à Montréal pour me donner une vraie chance de faire carrière. Je suis entré dans école de musique et, en parallèle, je me produisais sur scène. Je suis reparti de zéro mais comme j’avais 18 ans, tout commençait pour moi et je n’avais pas peur de ne connaître personne. C’est vraiment à Montréal que je me suis épanoui artistiquement.

Pourquoi c’est dur de faire carrière au Liban ?

Le Liban est un pays très complexe et on a tendance à ne pas donner d’importance aux sujets dits “secondaires”. C’est un pays qui a vécu beaucoup de traumatismes. Dans notre mentalité, on est davantage sur le résultat que sur le chemin qu’il y a à faire pour obtenir ce résultat. Les métiers artistiques demandent beaucoup de patience, travail et sacrifices sans forcément atteindre ses objectifs à court terme. Il faut apprendre à vivre avec de petits moyens. Vivre de la musique, c’est difficile dans n’importe quel pays du monde mais au Liban, ce n’est pas vraiment une option de carrière.

The Voice en France, qu’est-ce que ça représente pour vous ?

Le fait d’être dans un nouveau pays pour moi, représente un nouveau chapitre de ma vie. Je suis quelqu’un qui se lasse vite de la routine. Quand on m’a proposé de participer à The Voice, j’ai tout de suite saisi cette opportunité avec beaucoup d’intérêt. Je suis francophone et j’ai été bercé par la culture de ce pays. Ce n’est pas nouveau pour moi mais je découvre quand même Paris et la France grâce à l’aventure The Voice. Maintenant, j’ai hâte de savoir ce que pense le public français de moi.

Pascal Obispo a commenté avec humour que vous n’aviez pas le physique de votre voix...

Je chante de la soul, une chanson très ancrée dans la culture afro-américaine. Pascal Obispo s’attendait sûrement à voir quelqu’un qui n’était pas de cette origine. Sa remarque m’a fait beaucoup rire parce que je ne m’y attendais pas. J’ai beaucoup de tatouages et ils font partie de mon expression artistique. L’astronaute qu’on voit sur mon avant-bras me représente bien. Je suis quelqu’un qui aime m’évader dans mes pensées, sortir du moment présent et depuis tout petit, on me surnomme “l’astronaute”.

Pascal Obispo, Amel Bent et Lara Fabian se sont retournés sur votre prestation. Comment avez-vous fait votre choix ?

Lara Fabian m’a dit des choses qui m’ont beaucoup touché. J’ai eu l’impression qu’elle m’avait cerné tout de suite et a touché ma sensibilité. J’ai choisi Lara et j’en suis très fière. J’ai hâte de commencer le travail avec ma coach !

Qu’est-ce que vous attendez de l’expérience The Voice ?

Mon rêve c’est de vivre grâce au chant. J’espère pouvoir me remettre à la composition et sortir mes titres. J’ai envie de montrer qui je suis et commencer à tourner surtout. J’adore être sur scène et chanter devant des gens.

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