Verushka : “J’espère que le public français va m’aimer”

Verushka :  “J’espère que le public français va m’aimer”
Verushka a littéralement mis le feu à "The Voice" lors de la deuxième soirée des auditions à l'aveugle. Interview.

Pourquoi vous lancer dans l’aventure The Voice ?

J’ai fait The Voice Afrique et pour moi c’était très important de chanter en France parce que déjà mon pays est francophone. Au Cameroun, je suis très soutenue mais certains se demandent ce que je viens chercher dans la version française. La réponse est simple. Si j’avais déjà trouvé ce que je voulais, je ne serais pas ici. Je veux acquérir une belle notoriété qui me permettra de réaliser mes projets. Même s’il faut pour cela que je traverse les frontières. Je ne souhaite pas forcément devenir une grande star mais j’aimerai inscrire mon nom dans l’histoire de la musique. On ne peut pas plaire à tout le monde mais j’espère que le public français va m’aimer.

Vous chantez sur scène en hommage à votre père disparu.

Il était mon premier fan alors qu’au départ, ce n’était absolument pas gagné. Mon père était colonel des forces armées camerounaises. Il était inadmissible qu’avec le rang social qu’il occupait, sa progéniture devienne artiste. Il considérait que c’était un métier pour ceux qui avaient raté leur vie. Mais il m’a finalement accordé sa bénédiction et sa confiance. Après sa mort, j’ai sombré dans la dépression parce que je refusais d’y croire. Puis un jour, j’ai compris que mon père n’aurait pas accepté me voir comme ça et j’ai trouvé la force de reprendre ma vie en main et de renouer avec ma passion pour la musique.

Comment avez-vous vécu votre audition à l’aveugle ?

Dans The Voice Afrique, j’étais arrivée en finale alors il était impensable pour moi que je ne passe pas l’étape des auditions à l’aveugle. J’aurais vécu cet échec comme une honte. J’ai fait une petite prière avant de monter sur scène et j’étais prête à casser la baraque. J’ai vraiment tout donné pour ne décevoir personne. A la fin de ma prestation, je me suis effondrée sur la scène. C’était beaucoup d’émotion d’un coup.

Pascal Obispo, Amel Bent et Marc Lavoine ont été séduits par votre voix. Comment avez-vous fait votre choix ?

Je suis fan depuis toute petite de Pascal Obispo. C’est vrai que j’avais l’embarras du choix et que j’aimais beaucoup les quatre coachs. Mais Pascal s’est battu pour m’avoir et a même bloqué Amel Bent. Sans surprise, mon cœur m’a dit d’aller avec lui. Il est aussi fou et doux que moi et je sais qu’il va pouvoir m’aider dans cette aventure.

News associées