Tu vivras ma fille - Interview d'Arié Elmaleh : "Quand on a des rêves et de la volonté, rien ne nous arrête"

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Tu vivras ma fille - Arié Elmaleh
Par Pauline Conseil|Ecrit pour TF1|2018-09-15T08:50:49.063Z, mis à jour 2018-09-15T08:50:49.063Z

Arié Elmaleh se glisse dans la peau de Raphaël Elbaz, un père résigné face à la maladie de sa fille, Bianca. Il va devoir trouver sa place face au combat que mène sa femme pour sauver leur enfant en compagnie de Simon, un chercheur en neurobiologie. Une position complexe où se mêlent jalousie, amour et sagesse…

Quelles ont été vos impressions après avoir lu le scénario ?

J’ai trouvé l’histoire de Karen Aiach incroyable. Son parcours, courageux et tenace, est admirable. Les protocoles pour mettre en place un remède pour sa fille auraient dû prendre 20 ans alors qu’ils n’ont pris que quelques années, grâce à son acharnement. Depuis, la société Lysogène qu’elle a créée est cotée en bourse et permet de trouver de nouveaux traitements… Tu vivras ma fille est une adaptation chargée d’espoir et d’enthousiasme : c’est ce qui m’a particulièrement plu. Ce récit donne envie de faire avancer les choses, c’est très encourageant. Ce film transmet un beau message : quand on a de l’ambition, des rêves et de la volonté, rien ne nous arrête.

Que peut-on savoir de votre personnage ?
J’incarne Raphaël, le mari de Nathalie Elbaz. Cet homme a beaucoup d’empathie et d’amour pour sa femme, c’est joli à voir. Paradoxalement, même s’il paraît angoissé, il fait preuve d’une certaine sagesse face à la situation qu’ils traversent. Plus résigné et concret que sa femme, il se résout à accepter la maladie, il ne cherche pas forcément à trouver des traitements. Cependant, il est prêt à suivre Nathalie. La voir s’attaquer au gouffre de la maladie sans faiblir et trouver des solutions lui donne de la motivation.

Face au combat de sa femme, comment trouve-t-il sa place ?
Il se sent un peu dépossédé du projet de recherche. Simon, le chercheur, et sa femme passent beaucoup de temps ensemble... Raphaël éprouve un peu de jalousie et de possessivité. Il aime Nathalie et n’a pas envie de la perdre. Les rôles s’inversent : il se retrouve père au foyer face à sa femme qui monte son entreprise. Néanmoins, il a la sagesse, la force et le courage d’accepter cette situation. Il lui fait confiance car c’est nécessaire, il sent qu’elle ne lui ment pas.

Comment avez-vous abordé ce rôle ?
J’ai essayé de me projeter en tant que père de deux enfants : quelle serait ma réaction si on m’annonçait qu’ils étaient atteints d’une maladie génétique et qu’ils ne vont pas vivre plus de dix ans ? Il y a une atmosphère et une situation particulière. Même il s’agit d’un enfant malade, ce qui provoque une certaine émotion. Ce rôle n’est pas plus dramatique qu’un autre, du moins, je ne l’aborde pas comme tel. A ce titre, Gabriel Aghion, disait très justement : «Quand on se prend trop au sérieux, on est un peu ridicule». Pour avoir travaillé auprès de parents dont les enfants sont malades au sein de l’association Princesse Margot, je me suis rendu compte qu’ils avaient beaucoup plus d’humour et de dérision. C’est nécessaire, sinon le quotidien est trop lourd et ce n’est pas pour autant que je ne propose pas une interprétation sérieuse !

Quelle était l’atmosphère sur le tournage ?
Tout s’est très bien passé ! Avec Cécile Bois, on ne se connaissait pas du tout. Une heure après notre première rencontre, on tournait la scène où on nous annonce que notre fille est atteinte d’une maladie génétique... On était en larmes, dans les bras l’un de l’autre. Nous avons joué, sans nous connaître, une scène forte d’intimité entre un homme et une femme. Ce moment était très intense et chargé d’émotion. C’est une partenaire exceptionnelle : talentueuse, généreuse et libre. Avec Hugo Becker, qui interprète Simon, nos rapports ont été beaucoup moins intimes ! Mais tout s’est très bien passé ! C’est un très bon acteur, jeune, fougueux… et un excellent rival dans la fiction !

Tu vivras ma filleune fiction poignante et juste à découvrir lelundi 17 septembre à 21h00


Interview : Amandine Sand 


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