Tattoo Cover : EXCLU – Diego Moraes : « Le tatouage n'est pas prêt de disparaître ! »

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DIEGO MORAES
Par Ruben VANYPER|Ecrit pour TFX|2018-03-20T09:37:25.267Z, mis à jour 2018-03-20T10:05:26.412Z

En exclusivité pour MYTF1, Diego Moraes, l’un des trois tatoueurs de l’émission « Tattoo Cover : sauveurs de tatouages » diffusée sur TFX à partir du jeudi 29 mars, se livre sur son métier qu’il pratique depuis maintenant 18 ans. L’occasion pour les internautes d’en savoir plus sur ses aspirations d’artiste au quotidien.

Pourquoi avoir tenté l’expérience « Tattoo Cover » ?
Et pourquoi pas ? C’est une bonne question (rires). A vraie dire, je suis fan de tatouages, donc quand on est venu me proposer le projet, j’ai de suite été emballé. Surtout que nous décidions nous-mêmes des candidats qui viendraient se faire recouvrir un tatouage, donc c’était très intéressant. De plus, mes confrères sont de vrais tatoueurs professionnels, donc j’ai foncé. 

Vous avez 18 ans d’expérience dans le tatouage… Qu’est-ce qui a vous a poussé à devenir tatoueur ?
J’ai toujours aimé la mode et le dessin. J’ai un frère qui a une boutique en Ecosse, au Brésil, et j’ai un cousin qui exerce aussi ce métier. Donc j’ai suivi leur exemple.

Votre spécialité, c’est le tatouage réaliste noir et blanc. Expliquez-nous.
Quand on apprend le métier de tatoueur, on touche à tous les outils. A mesure du temps, on commence à se spécialiser dans un domaine précis et moi c’est le style réaliste qui m’a le plus touché et intéressé. J’aime énormément le contact humain et dessiner des portraits. Dans mes tatouages, je veux être le plus réaliste possible, c’est très important pour moi. 

Qu’est-ce que vous vous dites quand un client vous demande de rattraper un tatouage raté ?
Déjà, on ne se moque pas. Un tatouage, c’est quelque chose de très personnel. C’est symbolique. Si la personne l’a fait, c’est qu’elle avait envie de graver ce dessin à un moment précis de sa vie. Certains tattoos sont qualifiés de ratés tout simplement parce qu’ils ont mal été réalisés ou parce qu’ils ont fait un choix qu’ils regrettent. 

Comment parvenez-vous à transformer un tatouage ? Dans un épisode, vous transformez le tattoo de Pauline – une lèvre – en une sublime rose…
On essaye de se caler sur la demande du client, en ayant une vision globale du tatouage de départ. De là, on propose un dessin au client qu’il accepte ou non. Je me souviens très bien de Pauline et son tatouage « lèvre » raté sur sa fesse gauche. J’ai tout simplement fait un recouvrement des lèvres en créant une belle rose bien dessinée avec des pétales. 

Vos clients sont satisfaits des retouches ?
Oui, toujours. Dans l’émission, Pauline me remercie d’avoir transformé sa lèvre en quelque chose de plus personnel. Après, il faut poser la question aux clients au moment du résultat (rires). 

Pensez-vous que « Tattoo cover » va permettre de sensibiliser des téléspectateurs réticents à l’art du tatouage ?
Oui, du moins je l’espère. Il y a beaucoup de personnes qui sont contre les tatouages, c’est un choix que je respecte. Pour ceux qui sont fans de tattoos, l’émission est l’occasion pour eux de voir à quoi ressemble un vrai travail d’artiste. On va apporter de la crédibilité à notre métier. 

Combien possédez-vous de tatouages ?
J’en ai énormément ! Je ne les compte plus tellement j’en ai. La plupart de mon corps est couvert de tatouages. Il y a quelque partie de mon corps que je protège, mais sinon c’est presque rempli. 

Quel est le tatouage dont vous êtes le plus fier ?
C’est difficile de répondre à la question. Je pense qu’il faudrait demander ça aux clients (rires). Un tatouage est quelque chose de très personnel. Votre compte Instagram est truffé de photos de tatouages que vous réalisez. 

Vous publiez systématiquement toutes vos créations sur votre compte Instagram ?
Non, bien sûr que non… J’en ai réalisé tellement ! De manière générale, je poste les tatouages qui me correspondent moi, en tant qu’artiste. Comme je l’ai dit, j’aime énormément les portraits, le réalisme, donc je poste ce qui me plaît. Après, bien sûr, je peux tout dessiner. Ce n’est pas parce que je suis spécialisé dans une catégorie que je ne fais pas autre chose. J’aime beaucoup tatouer des animaux, des dessins japonais. J’aime beaucoup le cinéma et la musique, ce sont des thèmes que je dessine souvent. 

Pourquoi avoir appelé votre salon de tatouage « Le Cabinet » ?
Ce salon de tatouage, je le partage avec ma femme. Je l’ai appelé « Le Cabinet » car il est très petit. Je l’ai appelé comme cela, en référence au cabinet des curiosités. A l’intérieur de ce salon, il y a beaucoup de choses qui me ressemblent. La décoration, l’endroit… j’ai pensé à tout. 

Qui sont vos tattoo artists fétiches ?
 Il y en a plein ! C’est dur de tous les citer. Tous ont du talent, et j’essaye de puiser mon inspiration dans chacun d’entre eux. J’aime beaucoup le travail de Maud Dardeau par exemple. 

Comment s’est passée la rencontre avec les deux autres tatoueurs de l’émission, Marty Early et Amy Mymouse ?
Très bien. On s’est tous très bien entendus. Ce sont des experts dans le domaine, et on se suivait de près ou de loin. Je connaissais Amy auparavant et j’avais eu écho des travaux de Marty. Ce sont deux professionnels très doués. 

Que pensez-vous des personnes qui se font retirer leur tatouage ?
Je respecte ces personnes-là. Il arrive que des clients se fassent retirer un tatouage soit parce qu’il a mal été fait, soit qu’il a mal vieilli ou bien parce qu’ils se remémorent une page de leur vie qu’ils souhaitent aujourd’hui oublier. Je pense que c’est une décision qui ne doit pas être prise à la légère. Mais si la personne a bien réfléchi, il faut le faire. 

Le métier de tatoueur connaîtra-t-il une fin un jour ?
Non, jamais ! Les tatouages existent depuis toujours. C’est un effet de mode qui ne s’arrêtera jamais. Il y aura toujours des gens qui voudront se faire tatouer. Ça ne disparaîtra jamais.

en savoir plus : Diego Moraes

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