Coupe des Confédérations 2017 : 5 raisons de suivre Russie-Nouvelle-Zélande

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Chris Wood (Nouvelle-Zélande)
Par Francois TOUMINET|Ecrit pour TMC|2017-06-17T10:12:41.337Z, mis à jour 2017-06-17T10:12:43.563Z

A un an de la Coupe du monde organisée dans son pays, l’équipe de Russie dispute, ce samedi (17h sur TMC), le match d’ouverture de la Coupe des Confédérations face à la Nouvelle-Zélande. Un évènement à ne pas rater et on vous dit pourquoi.

La Russie affronte la Nouvelle-Zélande pour l'ouverture de la Coupe des Confédérations ce samedi (17h sur TMC). Si l'affiche ne fait pas franchement saliver, on a trouvé de bonnes raisons de s'y intéresser de plus près.

Russie - Nouvelle-Zélande et Portugal - Mexique sur TMC !

Parce que la Russie est attendue au tournant

A un an de SON Mondial, la Russie est déjà dans l'urgence, toujours marquée par un Euro 2016 humiliant. Avant de chuter lourdement face aux Gallois (3-0)lors du troisième match de poule décisif, Oleg Shatov et ses coéquipiers avaient accroché le point du nul dans les dernières minutes contre l’Angleterre (1-1) et s’étaient inclinés face à la Slovaquie (1-2). Résultat, une dernière place du groupe B et un retour direct au pays. Sans surprise, le sélectionneur Leonid Slutsky a jeté l’éponge quelques semaines plus tard. Avec un effectif en partie renouvelé mais qui n'apporte pas de garantie, la Russie vise le dernier carré de ce tournoi. Histoire de se rassurer.

Pour suivre Fedor Smolov, le nouvel homme fort de la Sbornaya

Avec 100% de joueurs évoluant dans le championnat local, la Russie confirme une fois encore qu'il est compliqué pour ses ressortissants de briller en dehors de ses frontières. Si les tauliers Igor Akinfeev et Yuri Zhirkov seront une fois encore les guides de cette sélection (en l'absence notamment de Roman Zobnin, Alan Dzagoev et Artem Dzyuba, blessés), la sélection de Stanislav Cherchesov pourra compter sur son leader d'attaque Fedor Smolov. A 27 ans, l'attaquant de Krasnodar (1m87) a fini pour la seconde saison consécutive meilleur buteur de la saison (18 buts, 20 en 2016). Une résurrection pour un joueur qui n'avait scoré qu'à cinq reprises (en 105 matches) avant 2015. Passé lui-aussi au travers de l'Euro 2016, il se voit offrir une belle opportunité de briller devant son public.

Parce que la Nouvelle-Zélande est ce qu'il se fait de mieux... en Océanie

A l'autre bout du monde, elle règne presque sans partage. Vainqueur de la Coupe des Nations de l’Océanie le 11 juin 2016 face à la Papouasie-Nouvelle-Guinée (0-0, 4 t.a.b. 2) qui lui a offert sont ticket pour la Coupe des confédérations (la quatrième  de son histoire, la première depuis huit ans), la Nouvelle-Zélande, avec trois victoires et un match nul, est déjà assurée de disputer la finale de la zone Océanie en novembre prochain dans les qualifications pour la Coupe du monde. Si elle peut rouler des mécaniques dans l'hémisphère sud, sa force de frappe est plus relative à l'échelle internationale: au dernier classement FiFA, les Kiwis végétaient à une peu glorieuse 95e place. Avec un bilan de huit défaites en neuf rencontres (nul face à l'Irak en 2009) en trois participations à ce tournoi, les Néo-Zélandais ne peuvent que faire mieux.

Parce que les Kiwis comptent une "star" dans leurs rangs

Sélection la moins cotée du tournoi sur le marché des transferts, les "All Whites" se présentent avec une équipe d’expatriés puisque les 23 joueurs retenus évoluent dans onze pays différents dont la France pour le défenseur de l’Olympique de Marseille, Bill Poni Tuiloma. S'il n'est pas encore venu le temps de luis consacrer une page entière, un joueur dans l'effectif néo-zélandais mérite néanmoins qu'on s'attarde sur son pedigree : avec 27 buts inscrits en Championship, Chris Wood (25 ans) a été l’un des artisans de la belle saison de Leeds qui a terminé à la septième place et manqué de peu la qualification pour disputer les barrages d’accession en Premier League. Avec 19 buts, il est le deuxième meilleur artificier de sa sélection derrière Shane Smeltz (36 ans, 24 buts).

Parce qu'on guette l'atmosphère à un an du Mondial

À un an de la Coupe du monde, la compétition fait office de répétition en Russie, où planent toujours quelques doutes sur l'organisation de l'événement sportif le plus attendu tous les quatre ans. Si l'atmosphère lors de ce match d'ouverture dans la majestueuse enceinte de Saint-Petersbourg promet d'être au beau fixe, les craintes restent nombreuses. Les trois principales : les hooligans qui avaient fait un passage de triste mémoire sur le Vieux-Port de Marseille il y a un an; les stades même si les quatre sélectionnés pour la Coupe des Confédérations -Sotchi, Kazan, Saint-Pétersbourg et l'Otkrytie Arena de Moscou- semblent terminés en dépit de quelques tracas de dernière minute (problème d'étanchéité du toit et de pelouse à Saint-Petersbourg); et le transport des supporters toujours compliqué dans un pays qui ne connaît pas le tourisme de masse.