Coupe des confédérations 2017 : 5 raisons de suivre Cameroun-Chili

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Alexis Sanchez - Chili
Par Francois TOUMINET|Ecrit pour TMC|2017-06-18T15:13:05.120Z, mis à jour 2017-06-18T15:16:51.770Z

Premier match du Groupe B, Cameroun - Chili (20h) s'annonce passionnant à plus d'un titre entre une sélection africaine portée par sa jeunesse et des Chiliens portés par leurs récents succès.

Entre le Cameroun d'Aboubakar et le Chili de Sanchez, l'opposition de style promet beaucoup. Difficile néanmoins d'en tirer un favori même si la sélection sud-américaine, double tenante de la Copa America, parait mieux rodée.

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Parce que le Chili, c'est plus fort que le Brésil et l'Argentine

Si l'affirmation peut largement prêter à la discussion, dans les faits c'est bel et bien le cas. Le Chili dispute sa première Coupe des confédérations à la faveur de sa première victoire en Copa America, en 2015. Pour la première fois de son histoire, la Roja sud-américaine a régné sur l’Amérique du Sud en domptant l’Argentine en finale. Bis repetita en 2016 : le Chili a conservé son titre, encore devant l’Argentine, encore aux tirs au but. Cette année, les hommes de Juan Antonio Pizzi se retrouvent dans le groupe B avec l’Allemagne, l’Australie et le Cameroun, et, au regard des effectifs en présence, ils ont tout pour créer une nouvelle surprise.

Parce que tout le monde veut voir Alexis Sanchez

L'attaquant de pointe de la sélection chilienne et d'Arsenal est en quelque sorte la star de cet été. Du moins du mercato qui a ouvert ses portes il y a quelques jours. Draguer par nombre de clubs prestigieux (Paris Saint-Germain, Manchester City, Bayern Munich...), le joueur chilien est l'un des rares numéro 9 de renom qui a officiellement fait part de ses envies d'ailleurs même si une revalorisation de son contrat peut toujours le dissuader de s'éloigner de l'Emirates Stadium. Il sera intéressant de voir dans quel état d'esprit le joueur se plongera dans la compétition.

Parce que le Cameroun a une revanche à prendre

Quatorze ans après sa dernière participation en 2003, en France, le Cameroun fait son retour en Coupe des confédérations. Battus sur le fil en finale par la France (1-0, but en or de Henry à la 98e) après un parcours méritoire (3 victoires dont 1 sur le Brésil en poule et 1 sur la Colombie en demi-finale, 1 nul et 1 défaite) mais endeuillé par la mort de Marc-Vivien Foé en demi-finale, le Cameroun a une revanche à prendre. Portés par leur attaquant vedette Vincent Aboubakar, héros de la finale de la CAN 2017, en forme internationale ces derniers mois  (15 réalisations lors de ses 18 dernières apparitions), les Lions indomptables font office de sérieux outsiders.

Parce que le Cameroun vit une période apaisée

Des succès sur le rectangle vert et un vestiaire qui respire la bonne humeur. Dans l'histoire du football camerounais, l'un ne s'est pas toujours fait avec l'autre, la guerre des clans et des egos ayant longtemps été une de ses particularités. Mais en 2017, rien de tout ça. "Quand on est entre nous, on blague, on se chambre, mais dès qu'on s'entraîne on redevient sérieux", explique Benjamin Moukandjo dans un entretien accordé à FIFA.com. "Nous sommes partis à la CAN en tant qu'équipe, nous y sommes devenus une famille"
poursuit le Lorientais. La famille, l'arme fatale? "Nous savions que nous devions créer cet esprit collectif pour pouvoir rivaliser avec des nations avec des très fortes individualités, parce que notre équipe n'a pas de "stars"."


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