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Le sexe et les Français en été : les résultats du grand sondage Ifop x Quotidien

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UNE IFOP QUOTIDIEN
Par Emilie Fenaughty|Ecrit pour TMC|2017-06-23T12:00:45.368Z, mis à jour 2017-06-23T12:37:21.423Z

Le sexe en vacances, c'est un sujet sérieux ! Quotidien sort donc les gros moyens, et vous livre LE sondage de l'été, pour tout vous révéler des pratiques sexuelles des Français à la saison des (chaudes) amours. Pour le réaliser, on a fait appel à l'Ifop (Institut Français d'Opinion Publique), qui a sondé pas moins de 2011 personnes pour arriver à ces conclusions. Pilosité, fréquence des rapports, libido et fantasmes ont été passés au crible alors que la moiteur estivale s'installe sur l'hexagone. François Kraus, le « monsieur sexe » de l’Ifop, nous dévoile son analyse.

On mate quoi le plus sur la plage ? Est-ce qu’on a plus de rapports sexuels en été ? On s’épile comment en France ? C’est normal de se faire larguer avant l’été ? Ne cherchez pas plus loin : les réponses sont ici, grâce à l'enquête réalisée par l'Ifop, mandaté tout spécialement par Quotidien, sur les pratiques sexuelles des Français pendant l'été. Pour nous aider dans la réalisation de cette enquête, nous avons fait appel à François Kraus, connu pour être l’expert des « questions sexe » auprès de l’institut. Retrouvez l'intégralité de l'enquête ici

Premier constat : la libido a tendance à augmenter pendant l'été. Que ce soit du côté des couples ou des célibataires, près des trois quarts des personnes interrogées (73%) déclarent avoir envie de faire « plus souvent l’amour » en été. Une proportion qui s’explique par divers facteurs liés à la saison, selon François Kraus. Parmi les raisons plausibles de ce regain d’intérêt pour les choses du sexe, on trouve la fin de la monotonie qui nous accable tout le reste de l’année (le fameux métro-boulot-dodo), et un facteur temps libre propice aux siestes crapuleuses… ainsi que le fait de voir passer des gens à moitié nus sur la plage à longueur de journées.

« L’été, les esprits ont tendance à s’échauffer à la vue de tous ces corps bronzés et dénudés... Synonymes d’une plus grande liberté à la fois du corps et de l’esprit, les vacances d’été constituent aussi le moment idéal pour réveiller une libido souvent endormie par la monotonie du quotidien et ses effets néfastes sur la sexualité (stress, fatigue, manque de temps, ...),» nous explique l’expert.


visu libido


Et ça mate pas mal, sur les plages : 74% des femmes affirment apprécier une belle carrure quand elles en voient une, et regardent en deuxième et en troisième les fesses et les abdos de leurs potentiels coups de cœur de l’été.


VISU MATE

On retrouve d’ailleurs à peu près la même chose chez les hommes, qui regardent d’abord l’aspect général de la silhouette, mais ne sont pas en reste pour apprécier à leur juste valeur une belle poitrine ou paire de fesses.


visu mate 2

Niveau pilosité, les femmes s'épilent toujours plus que les hommes, même si ceux-ci montrent quand même une certaine propension à l'épilation, notamment du maillot, et du "sillon  inter-fessier". Et comme le note François Kraus, il existe même des « coupes d’été » et des « coupes d’hiver », différenciées par des « débroussaillements » plus ou moins marqués.

Autre fait intéressant au niveau de l’épilation : le cas particulier de l’épilation intégrale chez les femmes. Sur la pratique de celle-ci, François Kraus nous dit : « Les caractéristiques des femmes ayant le pubis complètement nu l’été (22% en moyenne) sont particulièrement intéressantes à observer. Présentant un profil beaucoup plus jeune et populaire que la moyenne, elles se distinguent par une vie sexuelle plus diversifiée et plus intense que le reste des Françaises. » En effet, on retrouve cette forme d’épilation omniprésente dans les films pornos notamment chez les filles de moins de 35 ans, ayant un niveau social et culturel inférieur à la moyenne, et plus à même de s’affranchir de la morale religieuse (un quart des athées (25%) sont épilées intégralement contre 10% des catholiques pratiquantes).


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Côté chope, les mecs affichent des rêves de grandeur en espérant multiplier les conquêtes : en moyenne, ils espèrent coucher avec pas moins de 2,8 partenaires différents cet été. Tandis que les femmes se contenteraient en moyenne d’1,2 partenaire pour passer une ou plusieurs nuits en bonne compagnie. Des objectifs qui ne se réaliseront peut-être pas, quand on sait que pour les personnes déjà en couple, seulement 56% ont effectivement plus de rapports l’été.

Pour les fantasmes, du côté féminin, il semble que ce soit le rêve qui l'emporte, avec une forte influence de l'image de sex-symbol rattachée au métier de sauveteur. Le surfeur est aussi bien placé, et serait objet de désir pour pas moins de 26% des femmes. « Ces personnages représentent davantage des canons physiques, des comportements propres à ce qu’on imagine de l’été. C’est l’expérience d’une nouveauté qui attire, une relation qui sort de l’ordinaire et que l’on ne conçoit pas le reste de l’année, » nous dit François Kraus.

Du côté des hommes, on ne se fatigue même pas jusqu’à la plage, puisque c’est le ou la voisin(e) de camping, la « girl next door » qui se place au top des targets de l’été : « Le ou la voisin(e) d’à côté (ex : dans un camping) fait fantasmer 58% des hommes alors qu’ils ne sont que 8% à avoir déjà expérimenté ce type de relation. Elle/il représente la personne mystérieuse qu’on a peut-être l’occasion de voir en maillot. Elle fait aussi partie du même milieu social, elle ressemble aux filles que l’on fréquente tous les jours mais qu’on ne reverra plus jamais. »


VISU FANTASME

Une fois la cible atteinte, où est-ce qu’on se rend pour consommer l’acte ? Comme le note François Kraus, l’été est la saison privilégiée pour tenter de nouvelles choses, et pimenter un peu sa vie sexuelle. « Plus détendus après des mois de travail, les Français peuvent avoir en été une vision moins normative de la sexualité et chercher différents moyens de pimenter leur vie sexuelle. Ce désir se traduit ainsi par une plus grande ouverture d’esprit en ce qui concerne le lieu et le moment choisi pour s’accoupler,» nous explique François Kraus. 

« Plus de la moitié des Français veulent profiter de la pause estivale pour « réaliser leurs fantasmes » (56%) et « se laisser aller à leurs pulsions » (61%). Et sur ce point, on note que l’envie de se lâcher cet été est aussi forte dans la gent féminine (59%) que masculine (64%). »

Et apparemment, la tendance serait à la forêt et à la campagne. Pour 67% des répondants, ces lieux seraient propices au coït, plus que la plage, qui n’attire que 60 % des sondés. La faute aux grains de sable ? Possible. Notons également que, selon l’expert, afficher un gout pour les lieux insolites et l’extérieur ne signifie pas forcément tomber dans l’exhibitionnisme : « Contrairement à ce que l’on pourrait penser, ce n’est pas le risque d’être vu qui attire les Français mais plutôt le lieu en lui-même. Alors que 54% fantasment sur une relation dans une voiture à l’arrêt cet été, ils n’aimeraient réaliser le fantasme d’une voiture dans les bouchons qu’à 14%. Le fait de se montrer ou d’être surpris dans l’acte reste un frein. »


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Enfin, on met tout de suite fin à un gros mythe : celui selon lequel on serait plus à même de se faire larguer avant l’été par un partenaire opportuniste prêt à tout pour aller pécho pépère sur la Riviera. En effet, seulement 17% des Français auraient déjà pensé à rompre, ou rompu, à l’approche de l’été, dans une pure démarche hédoniste.

Retrouvez l'intégralité de l'enquête ici