19h30 Médias : à Arras, l’émotion après le drame

19h30 Médias : à Arras, l’émotion après le drame

L’émotion est encore particulièrement vive après l’assassinat de Dominique Bernard vendredi à Arras. A 14 heures, l’ensemble des collèges et lycées de France ont observé une minute de silence en hommage au professeur tragiquement décédé à l’âge de 57 ans. Un jour hautement symbolique puisqu’on commémorait ce lundi les trois ans de l’assassinat d’un autre professeur devenu symbole de la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme en France, Samuel Paty. A cette occasion, Elisabeth Borne et Gabriel Attal se sont rendus dans le lycée de Conflans-Sainte-Honorine, où il exerçait. L’atmosphère au lycée Gambetta d’Arras était particulièrement lourde ce lundi, où la reprise des cours a évidemment été compliquée pour tous, au lendemain d’un rassemblement réunissant 5000 personnes au cœur de la ville nordiste. Pendant ce temps-là, l’Etat tente de réaffirmer toujours plus son autorité, et l’un des mots prononcés par Emmanuel Macron durant son allocution la semaine dernière, « impitoyable » est repris sur les chaînes d’information. Pendant ce temps-là les oppositions de droite et d’extrême droite n’ont pas été tendres avec le gouvernement. Le Rassemblement National demandant même la démission de Gérald Darmanin. Comme souvent, le gouvernement est pointé du doigt face à une nouvelle faille, mais cette fois-ci il joue la carte de l’offensive et de la réaction immédiate, en atteste la présence de Gérald Darmanin sur le plateau du Journal de 20 heures de TF1 dès vendredi soir. Concernant l’assaillant, on en a appris davantage sur son parcours mais aussi sur sa famille qui est arrivée en France en 2008 d’Ingouchie, une république à proximité de la Tchétchénie. Alors qu’elle était sur le point de se faire expulser en 2014, le cabinet de Manuel Valls avait fait annuler au tout dernier moment l’avis d’expulsion. Ce lundi matin, Gérard Darmanin a demandé la surveillance de près des fichés S ressortissants du Caucase. Moins de dix jours après les attaques terroristes lourdement meurtrières qui ont endeuillé son peuple, Israël a décidé de frapper très fort la bande de Gaza en guise de riposte. Le territoire est massivement bombardé depuis une semaine. Les pertes humaines se chiffreraient désormais à plus de 2700 personnes. La position de l’Etat hébreu et du ministère de la Défense, qui s’est exprimé, est claire et particulièrement ferme. L’objectif est de viser et détruire le Hamas quel qu’en soit le coût humain. L’armée israélienne lâche malgré tout des tracts un peu partout dans Gaza pour inciter les populations à fuir rapidement alors qu’un blocus est toujours en place et que l’ONU dénonce une « catastrophe humanitaire inédite ». L’Egypte, qui se trouve à quelques kilomètres au sud de Gaza, refuse elle d’ouvrir ses frontières pour le moment. La situation devrait être encore plus tendue car Israël devrait lancer une opération d’ampleur inédite dans les jours qui viennent sur le territoire au sud de l’Etat hébreu. Mais le Hamas dispose d’une arme qui pourrait peser lourdement, de nombreux otages en sa possession. Pendant ce temps-là à Tel-Aviv, une manifestation contre le gouvernement de Benyamin Netanyahou a eu lieu.
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