19h30 Médias - Grèves contre la réforme des retraites : la guerre des chiffres entre police et syndicats

19h30 Médias - Grèves contre la réforme des retraites : la guerre des chiffres entre police et syndicats

L'ensemble des organisations syndicales, FO, CGT, CFDT, CFTC, UNSA, CFE-CGC, FSU, Solidaires et des organisations étudiantes et lycéennes ont appelé à la grève et à la manifestation ce jeudi 19 janvier contre le projet de réforme des retraites du gouvernement d'Elisabeth Borne. Les mobilisations ont été très bien suivies en région, notamment à Bordeaux, Toulouse, Nantes ou encore Marseille. A Paris, les manifestants se sont rassemblés tant bien que mal sur une place de la République noire de monde. La CGT a annoncé 400 000 manifestants dans la capitale et 2 millions dans la France entière. Ce bilan diffère de celui du ministère de l’Intérieur qui a déclaré 1,1 million de manifestants dont 80 000 manifestants à Paris. En 2019, lors de la dernière manifestation contre la réforme des retraites les syndicats avaient annoncé 1,5 million de participants. Pour suivre la journée de mobilisation contre le projet de réforme des retraites du jeudi 19 janvier, les chaînes d’informations ont déployé les grands moyens. Comme les syndicats de la SNCF et de la RATP ont appelé à une forte mobilisation, tous les journalistes de France se sont déplacés dans les gares, les métros et les bus dès 6h du matin pour rencontrer les usagers. Néanmoins, il n’y avait pas de cohue dans les transports parisiens. Les usagers ont eu le temps de se préparer pour éviter de se déplacer en ce jour de mouvement social. Invitée lors de l’émission de Bruce Toussaint, la député La France insoumise Raquel Garrido a donné une leçon de journalisme sur BFMTV, le mercredi 18 janvier. L’élue a demandé aux journalistes de prendre de la hauteur pour filmer les manifestations contre le projet de réforme des retraites. Une leçon pas réellement utile pour des journalistes professionnels. La journée de mobilisation contre le projet de réforme des retraites du jeudi 19 janvier a fait la Une des médias de nos voisins européens. En Allemagne, le quotidien Frankfurter Allgemeine Zeitung a titré “Les Gaulois rebelles sont de retour”. Au Royaume-Uni, le Times a comparé les grèves à une véritable révolution “qui pourrait coûter la tête à Macron”. Mais nos voisins européens ont surtout été fasciné par la galère dans les transports. Hasard du calendrier, Emmanuel Macron s’est rendu à Barcelone en Espagne avec onze de ses ministres pour signer un traité de l’amitié avec son homologue Pedro Sanchez, ce jeudi 19 janvier. Bruno Le Maire, Pap Ndiaye ou encore Gérald Darmanin, trois des ministres les plus concernés par cette journée de grève n’étaient donc pas à Paris. Ces derniers ont suivi les événements à distance. Quelques tensions ont éclaté dans la capitale juste après la conférence de presse d’Emmanuel Macron. Le chef de l’Etat n’est pas le seul à s’être absenté en cette journée de mouvement social. En effet, Marine Le Pen est au Sénégal depuis le début de la semaine. Ce déplacement en Afrique a pour but de façonner sa stature à l’international. Néanmoins, les élus du Rassemblement national ne sont pas les bienvenus dans les cortèges de manifestation.
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