19h30 Médias : l’inquiétant durcissement anti-LGBT en Russie

19h30 Médias : l’inquiétant durcissement anti-LGBT en Russie

Depuis le début de la guerre en Ukraine, une vague « d’homophobie d’Etat » englouti la Russie, et ce alors que le mouvement LGBT y est de plus en plus décomplexé. La Cour suprême du pays a même statué sur le fait que le mouvement LGBT est désormais une « organisation extrémiste » dans le pays, et a interdit les activités qui l’entoure. L’élu municipal de Saint-Pétersbourg, Sergueï Troshin, ouvertement homosexuel, est monté au créneau afin de dénoncer les dérives de cette nouvelle loi et pointer du doigt une répression dangereuse. Les descentes de police se multiplient en ce sens en Russie, et le plus ancien club gay de Saint-Pétersbourg a même décidé de fermer ses portes. A la télévision russe, on se félicite d’un « vrai progrès sur le front idéologique, dans la confrontation avec l’occident ». Une répression qui a débuté en 2013 via des déclarations particulièrement inquiétantes, régulièrement relayées dans les médias du pays. Des épisodes d’une sitcom ont notamment dû être supprimés après des scènes au sein d’un club gay, entre autres. Cet été une loi a également été adoptée, interdisant les transitions de genre. Depuis le 7 octobre dernier et les actes terroristes du Hamas en Israël, les actes antisémites se multiplient dangereusement sur les campus des universités américaines. Certaines grandes et renommées institutions comme Harvard semblent totalement impuissantes face à cette vague de haine. Le témoignage de trois des présidentes de ces institutions au Congrès ont particulièrement choqué outre-Atlantique. La parlementaire républicaine, Elise Stefanik, a poussé ces femmes dans leurs retranchements. Pour certains à la Maison-Blanche, « ce manque de clarté morale est inacceptable », et la président de l’université de Pennsylvanie a été poussé à démissionner. En revanche, Claudine Gay, président de l’université de Harvard a réussi elle à résister. Beaucoup pointent du doigt la vague « wokiste » et pousse les Etats-Unis à s’interroger sur les fondements de la liberté d’expression. Le Congrès a ouvert une commission sur l’antisémitisme au sein des grandes universités du pays. Ces derniers jours, aux Etats-Unis, les démêlés judiciaires de Kate Cox font la Une de la presse. La Cour suprême du Texas a refusé que la femme de 31 ans se fasse avorter d’urgence, en rejetant sa demande. Depuis, son visage s’affiche dans tous les médias du pays. L’Etat particulièrement conservateur a durcit sa politique autour des IVG depuis 2022, y compris en cas d’inceste ou de viol, notamment. Mais aussi en cas de malformation du fœtus, dans le cas de Kate Cox. La principale concernée a caractérisé cette décision comme « cruelle » à la télévision américaine. L’état de santé de la femme est jugé comme sérieux, et sa fertilité, également menacée, ce qui a poussé la jeune femme à quitter son Etat. Ce cas relance le débat dans tout le pays. Le procureur général du Texas, Ken Paxton, proche de Donald Trump, et qui se trouve derrière cette décision polémique, n’a pas hésité à menacer des médecins qui tenteraient un avortement. Joe Biden a lui jugé cette décision comme « scandaleuse » et le sujet devrait être l’un des thèmes centraux de la prochaine campagne présidentielle américaine.
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