19h30 Médias : pourquoi la presse étrangère déteste-t-elle Emmanuel Macron ?

19h30 Médias : pourquoi la presse étrangère déteste-t-elle Emmanuel Macron ?

Après la réforme des retraites et ses déclarations sur la Chine et Taïwan qui lui ont attiré de vives critiques, la popularité d’Emmanuel Macron à l’international est en chute libre. Le mouvement contre la réforme des retraites a été très suivi par les médias étrangers qui ont observé un véritable affaiblissement du président français. Mais ce que la presse étrangère ne pardonne pas à Emmanuel Macron, ce sont surtout ses propos sur Taïwan suite à sa visite d’Etat en Chine. Le chef de l’Etat avait déclaré qu’il ne fallait pas rentrer dans “une logique de bloc à bloc” à propos de Taïwan et que l’Europe ne devait pas être “suiviste” et s’aligner sur les Américains, très préoccupés par les revendications de la Chine sur Taïwan. Ces déclarations ont provoqué un véritable séisme en France et à l’étranger, notamment en Allemagne où les journalistes sont impitoyables avec Emmanuel Macron, allant même jusqu’à le qualifier “d’homme d’Etat le plus dangereux d’Europe après Vladimir Poutine”. Depuis le début de l’année 2023, l’Italie fait face à un afflux migratoire avec plus de 30 000 migrants qui ont débarqué sur les côtes italiennes au péril de leur vie, soit 4 fois plus qu’il y a un an. Le gouvernement d’extrême-droite de Giorgia Meloni a décidé d’instaurer l’état d’urgence pour 6 mois. Cette procédure va permettre à l’Italie d’augmenter ses capacités d’accueil mais aussi d’attirer l’attention de l’Europe. Alors que l’immigration était le combat de Giorgia Meloni et qu’elle avait promis en 2019 de construire des murs pour endiguer les flux migratoires, elle se trouve aujourd’hui impuissante face aux centaines de migrants qui arrivent chaque jour. Pour autant, son gouvernement reste hostile à l’arrivée des migrants dans la société italienne : son ministre de l’Agriculture a mis en garde contre le remplacement ethnique des Italiens par les migrants. Pendant ce temps, 440 migrants sont décédés en essayant de rejoindre les côtes italiennes depuis le début de l’année. Vladimir Kara-Mourza, l’un des principaux opposants à Vladimir Poutine vient d’être condamné à la plus lourde peine infligée depuis le début de la guerre en Ukraine. Cet ancien journaliste indépendant russo-britannique a été condamné à 25 ans de prison pour “haute trahison” ce lundi 17 avril après des jours de procès à huis clos. Les pays occidentaux ont unanimement condamné ce verdict, tout comme l’opposant numéro 1 à Vladimir Poutine, Alexeï Navalny, lui aussi en prison depuis plusieurs mois. La famille de Vladimir Kara-Mourza s’oppose à Vladimir Poutine depuis des années. Son père avait fondé la chaîne de télévision indépendante NTV en 1993 et a exercé au sein de plusieurs autres médias libres. Son fils a pris la relève en multipliant les déclarations d’opposition à Vladimir Poutine ce qui a lui a valu deux tentatives d’empoisonnement. Il était revenu en Russie le 11 avril 2022 après avoir condamné explicitement l’invasion de l’Ukraine en dénonçant notamment “le régime assassin” de Vladimir Poutine ,ce qui a entraîné son arrestation immédiate. Vladimir Poutine s’est rendu dans les régions partiellement occupées par l’armée russe en Ukraine pour la première fois depuis le début du conflit. Il s’agit de Kherson et de Lougansk dans le Sud et l’Est du pays. Les images de Vladimir Poutine à la rencontre des soldats de l’armée russe sont reprises par les chaînes de télévision d’Etat afin de lancer une grande opération de recrutement dans l’armée. Le ministère de la Défense a diffusé un film épique destiné à inciter les Russes à s'engager. Selon un récent document officiel russe qui a fuité, au moins 750 000 soldats russes seraient déjà allés combattre en Ukraine depuis le début de la guerre, soit plus que le nombre total de soldats russes mobilisés en 10 ans de guerre en Afghanistan. Aux Etats-Unis, le duel de communication entre les deux principaux candidats à l’investiture républicaine, Donald Trump et Ron DeSantis, a démarré. Le gouverneur de Floride Ron DeSantis s’est notamment attaqué à la volonté de l’ancien président américain de revenir sur la liberté de porter une arme dans un de ses spots de campagne. Quant à Donald Trump, il n’a pas hésité à se moquer ouvertement de son adversaire. Dans une récente campagne publicitaire, l’ancien président a choisi de montrer un homme trempant trois doigts dans du pudding en référence à une rumeur selon laquelle Ron DeSantis aurait plongé ses doigts dans un pudding lors d’un voyage en avion quatre ans plus tôt.
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21 avr. 2023 à 19:21
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