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Beyoncé, l’égo trip au féminin

Beyoncé, l’égo trip au féminin

L’événement musical de l’été a sans conteste été la sortie de « Renaissance », le dernier album de Beyoncé. Après six ans d’attente, la nouvelle création de l’artiste a, forcément, été scrutée de près, de très près. D’abord parce qu’en étant devenue la reine incontestée de la pop, Beyoncé a placé la barre très haut. Aujourd’hui, on attend d’elle bien plus que de nouvelles chansons, on s’attend à la voir révolutionner le monde de la musique, rebattre les cartes, créer de nouveaux codes. Et ça tombe bien, c’est exactement ce qu’elle a fait. En matière de communication, pour commencer, l’artiste a proscrit les grandes opérations promo ou les tournées dans les médias. Avec seulement deux tout petits teasers – petit, mais hyper réalisés – et une couverture de Vogue – là aussi, hyper travaillée – Beyoncé a construit un buzz sans précédent depuis son dernier buzz sans précédent. En matière d’iconographie et de musique, la chanteuse a aussi frappé fort. « Renaissance », c’est un album hommage à toute la scène musicale club des années 1980-1990, à sa dimension politique pour les minorités, qu’elles soient afro-américaines, latina ou LGBT. « Renaissance », c’est aussi l’appropriation féminine des vieux codes du hip hop, jusqu’à l’égo trip qu’on croyait uniquement masculin. Avec Beyoncé, les artistes femmes aussi peuvent dire à longueur d’album qu’elles sont géniales, qu’elles sont au sommet et que personne ne peut les concurrencer. En tout cas Beyoncé, elle, le peut.
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Quotidien
3m49
29 août 2022 à 19:00
Quotidien

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