Emmanuel Macron et l’extrême droite, l'arroseur arrosé

Emmanuel Macron et l’extrême droite, l'arroseur arrosé

Au soir de son élection en 2017, Emmanuel Macron avait assuré tout mettre en œuvre pour qu’en 2022, plus personne ne veuille voter à l’extrême droite. Résultat, en cinq ans, l’extrême droite a pris près de 8% dans les intentions de vote. Cette hausse du vote extrême, Emmanuel Macron consent à en prendre une (petite) part de responsabilité. Le président y voit surtout la faute des récentes crises et… des médias, qu’il accuse d’avoir banalisé Marine Le Pen. Pour creuser l’écart avec sa concurrente, le président-candidat a trouvé sa stratégie : l’associer systématiquement à Éric Zemmour, considéré plus radical et plus dangereux, et dénoncer leur populisme. Problème : en désignant les médias comme responsables, Emmanuel Macron aussi utilise des arguments populistes. En cinq ans de mandat, il n’a d’ailleurs pas hésité à aller sur le terrain de l’extrême droite : son interview à Valeurs Actuelles en 2019, son rapport à Jeanne d’Arc, ses propos sur le Maréchal Pétain ou sa proximité avec Philippe de Villiers ont tous brouillé les pistes.

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