La Brigade : Yves Montand, la virilité et ses limites

La Brigade : Yves Montand, la virilité et ses limites

Même si on a surtout parlé de ça dans les médias, le 9 novembre ne marquait pas que le 51ème anniversaire de la mort du général de Gaulle, mais aussi les 30 ans de la disparition d’Yves Montand, une autre icône française dont on fêtait d’ailleurs le centenaire en octobre dernier. Dans les hommages rendus à l’acteur cette année, on entend surtout parler de son côté « un homme comme on en fait plus ». Un homme, un vrai, en somme. Un séducteur, qui aura réussi à séduire Marilyn Monroe quand bien même il était marié avec Simone Signoret. Au cinéma, il incarne à merveille cette vision de la séduction à la française et multiplie d’ailleurs les rôles de séducteur infidèle à qui, pourtant, on pardonne tout. Donc aujourd’hui, certains se gargarisent de cette vision de la masculinité incarnée par Yves Montand, en oubliant peut-être un peu vite que dans ses films, l’acteur ne montre pas que ça. Ses rôles sont autant à la gloire de cette virilité vintage qu’ils n’en montrent ses échecs. L’homme hyper sûr de lui qui, en fait, doute. Le flambeur qui, en fait, est à court d’argent. Le séducteur qui, en fait, doit clasher ses concurrents pour essayer d’avoir l’air meilleur qu’eux. On en parle avec Ambre Chalumeau dans sa Brigade.
MA LISTE
PARTAGER
Quotidien
4m11
10 nov. 2021 à 19:58

Quotidien