La culture : Cendrillon, l’opéra qui renverse les codes des contes de fées

La culture : Cendrillon, l’opéra qui renverse les codes des contes de fées

Dans sa chronique culture, Ambre Chalumeau met en lumière Cendrillon, l’opéra de Jumes Massenet avec les invitées de l’émission, les stars de l’art lyrique, Jeanine de Bique, Marine Chagnon et Emy Gazeilles. Inspirée par le conte de Perrault, la Cendrillon de Jules Massenet s’en éloigne allègrement : point de citrouille, ni de carrosse, encore moins de pantoufle à essayer ou de souris sympathiques. À quoi bon puisque dans cette réécriture, Cendrillon et le Prince charmant se reconnaissent immédiatement ? Ne vivent-ils pas la même solitude malgré leurs différences de positions sociales ? En choisissant pour ces deux rôles des voix féminines, Massenet souligne leur parenté d’âme dans une partition séduisante qui mélange les styles à dessein. Les belles-sœurs ne sont pas méchantes, elles sont juste des produits du patriarcat qui met les femmes en compétition ; la pantoufle de verre, c’est une basket de verre parce qu’il y en a marre des talons hauts ; Cendrillon est incarné par Jeannine de Bique, une artiste noire. Loin d’être une relecture militante de dangereux wokistes, cet opéra est une adaptation qui souligne la ressemblance entre Cendrillon et le Prince. Elle met en parallèle les solitudes des deux personnages, chacun dans leur milieu. Une façon de mieux réfléchir au mythe et aux conventions sociales… tout en gardant son âme d’enfant.
En savoir plus sur Ambre Chalumeau

Quotidien
3m18

Quotidien