La Culture : « Pauvres créatures », un long-métrage féministe

La Culture : « Pauvres créatures », un long-métrage féministe

Ambre Chalumeau axe ce lundi son édito sur la performance remarquable de notre invitée du soir Emma Stone, personnage central du long-métrage « Pauvres créatures ». La chroniqueuse met en lumière ce challenge relevé par l’actrice, dont le personnage ne colle à aucune réalité existante, un enfant dans un corps d’adulte. Elle joue tout au long du film, une enfant, puis une adolescente, puis une adulte sans transformation physique. L’une des scènes les plus saisissantes du long-métrage, c’est lorsque son personnage se met à danser pour la première fois par instinct, en suivant la musique. Une performance jugée par son partenaire à l’écran Willem Dafoe, comme « hors de ce monde ». Puis, Ambre Chalumeau juge ce long-métrage comme étant féministe. Les hommes autour d’elles craignent qu’elle soit libre, et vont, en ce sens, systématiquement vouloir l’emprisonner. Un récit qui fait écho à de nombreux drames d’aujourd’hui. Mais aussi car Bella Baxter est une femme qui n’a jamais été conditionnée par quoi que ce soit. Elle découvre notamment le monde et s’étonne de tous les codes sexistes auxquels elle fait face. Petit à petit, elle va s’émanciper et devenir une femme indépendante. La chroniqueuse culture met enfin en lumière l’univers visuel du film. Un long-métrage qui est l’adaptation d’un livre écrit par le peintre Alasdair Gray. Un ouvrage à travers lequel l’artiste publie de nombreuses illustrations faites par lui-même, et notamment des créations oniriques qui jouent avec les parties du corps humain.
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Quotidien
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