Zoom : ce n’est pas parce qu’on peut réformer les retraites qu’on doit le faire

Zoom : ce n’est pas parce qu’on peut réformer les retraites qu’on doit le faire

Clément Viktorovitch a épluché les prises de parole de la Première ministre Elisabeth Borne depuis son arrivée à Matignon. Des discours marqués par un esprit d’ouverture, du moins dans le choix de ses mots. En y regardant de plus près, il a constaté qu’Elisabeth Borne dit aussi, beaucoup, les termes « nous devons » dans ses discours. Avec ce procédé, la Première ministre présente la quasi-totalité de son programme de gouvernement comme s’imposant à elle, comme une obligation impérieuse. C’est parfois vrai – il existe par exemple un devoir juridique de respect de l’accord de la COP21 – mais il existe aussi des devoirs moraux, comme celui de protéger les Français. Pour présenter sa réforme des retraites, Elisabeth Borne a, là aussi, utiliser du « nous devons » pour expliquer que les Français doivent travailler plus longtemps. Pourtant, le Conseil d’Orientation des Retraites, qui fait autorité en la matière, n’est pas du même avis.

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Playlist: Le Zoom de Lilia Hassaine et Antoine Bristielle - 90/100